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    <title>7 Entre Nous</title>
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    <description>7 ENTRE NOUS.
Samedi et dimanche de 12h à 13h.</description>
    <content:encoded><![CDATA[<p>7 ENTRE NOUS.</p>
<p>Samedi et dimanche de 12h à 13h.</p>]]></content:encoded>
    <pubDate>Fri, 08 Oct 2021 11:01:47 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Benoît Lutgen</title>
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      <description>Benoît Lutgen : « Face au virus, le Benelux aurait dû accorder ses violons »
 
Même si le contexte sanitaire les réduit au strict minimum, nous sommes en pleine période des commémorations de la Bataille des Ardennes. Bastogne en est évidemment la ville-phare. Invité de « 7 entre nous », son bourgmestre Benoît Lutgen explique le sens qu’il souhaite donner au travail de mémoire. Autodidacte, il confie en quoi cela l’a amené à se forger une carapace. Il revient aussi, sans regrets sur le fond, sur le fait d’avoir débranché la prise des gouvernements régionaux avec le PS en 2017. Et il regrette que les mesures anti-Covid n’aient pas été harmonisées au sein du Benelux. Extraits de son interview qu’on peut écouter in extenso en podcast.
LA LIBERTÉ D’EXPRESSION A RÉGRESSÉ.- « Quand j’étais adolescent, il y avait une certaine insouciance qui n’existe plus. Il était plus facile d’être jeune il y a trente-cinq ans qu’aujourd’hui. Les perspectives sont assez sombres à court terme, pas beaucoup plus éclairées à moyen terme, et assez noires à long terme, ne serait-ce qu’avec l’enjeu climatique, où l’on nous dit tous les jours qu’on va rôtir comme des poulets dans un four. Objectivement, c’est très difficile pour les jeunes. Il y a aussi la liberté d’expression qui, malgré les réseaux sociaux, a régressé selon moi depuis 25 ou 30 ans. Par exemple, celui qui produirait aujourd’hui un film comme Rabbi Jacob - un film drôle mais qui fait aussi passer des messages de tolérance en prenant des contrepieds – risquerait de se faire pendre. Le monde a changé, et pas dans le bon sens en ce qui concerne la liberté d’expression. »
MON GRAND-PÈRE MATERNEL M’A OUVERT LES YEUX SUR LE MONDE.- « J’ai vécu une bonne partie de mon enfance chez mes grands-parents maternels, de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 14 ans, jusqu’à la mort de mon grand-père qui m’a beaucoup marqué. Vivre avec ses aînés, ce sont des moments privilégiés. J’en retiens les belles conversations que j’ai pu avoir avec mon grand-père qui était impliqué dans le monde associatif, qui s’intéressait à ce qui se passait dans le monde et sur lequel il m’a ouvert les yeux en étant chez soi autour d’une table tous les soirs et tous les midis. Ça m’a beaucoup aidé. »
MON GRAND-PÈRE PATERNEL, MORT LORS DE LA BATAILLE DES ARDENNES.- « Ma grand-mère paternelle a vécu dans sa chair la Seconde guerre mondiale et plus particulièrement la Bataille des Ardennes puisque son mari y a été fusillé en 1944. C’était quelque chose dont on ne parlait quasiment jamais. Je l’ai découvert quand ma grand-mère a été interviewée à l’occasion du 40e anniversaire de la Bataille des Ardennes. Quand elle a expliqué comment les choses s’étaient produites, ça m’a très fortement ému. Quant à mon père, qui est mort il y a quelques mois, c’est vraiment à la fin de sa vie qu’il m’a expliqué ce qu’il a ressenti comme gamin de 8 ans vivant la perte de son père. »
LA FORCE ET LA CARAPACE DE L’AUTODIDACTE.- « Je suis un autodidacte. Je n’ai pas terminé d’études supérieures. Inévitablement, dans un premier temps, je l’ai vécu comme une faille, une faiblesse, au début de ma vie politique. Quand j’ai été propulsé ministre en 2004, on me l’a clairement fait ressentir. A 34 ans, quand je deviens ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, je suis sous le feu des critiques de parlementaires de l’opposition qui se disent que je suis le maillon faible. Ça m’a forgé une carapace terrible. C’est certes beaucoup mieux d’avoir un parcours académique complet, mais à défaut, cela demande une force de travail décuplée. Je dormais 4 ou 5 heures par nuit, j’étudiais mes dossiers plus que tous mes collègues. Le plus beau bulletin que j’ai un jour reçu m’a été donné en 2009 par la presse qui m’a attribué 17/20 à la fin de mon mandat de ministre. La grande dis’ et premier de classe, ce que je n’avais pas été beaucoup dans ma vie hormis au début du secondaire. »
DES REGRETS SUR LA FORME, PAS SUR LE FOND.- Quand j’ai débranché la prise, en juin 2017, des gouvernements régionaux formés avec le PS, il y avait le besoin d’un électrochoc en Wallonie et à Bruxelles, avec les affaires de Nethys, du Samu social, etc.  Je n’ai pas pu constater la volonté d’apporter le changement nécessaire dans le chef du parti socialiste, singulièrement dans celui de Paul Magnette, bien plus que dans celui d’Elio di Rupo contrairement à ce qu’on pourrait croire. Je savais que c’était périlleux et qu’on prenait des risques pour notre formation politique, mais c’était utile pour l’avenir de la Wallonie.  Le PS m’a qualifié de traître en disant que je n’avais pas respecté mon engagement. Je rappelle simplement qu’il arrive fréquemment des changements d’alliance en cours de législature, comme encore récemment à Verviers par exemple. Le PS a hurlé à la trahison mais je constate que cela ne lui pose aucun problème quand il agit ainsi dans une commune. Inévitablement, ça laisse des traces dans les relations politiques, je peux le comprendre mais je ne regrette rien sur le fond. Sur la forme, je peux, avec le recul, avoir assez de sagesse pour regretter la façon que j’ai utilisée. »
UNE PRESSION ÉNORME SUR NOS COIFFEURS ET INSTITUTS DE BEAUTÉ.- « Face au coronavirus, j’aurais aimé que le Benelux, trois pays fondateurs de l’Europe, puisse accorder ses violons. Autrement dit, à situation pandémique équivalente, réponse équivalente pour les fermetures de magasins, d’écoles, etc.  Pour les communes proches de la frontière grand-ducale, des Pays-Bas ou de la France, cela a été une aberration totale. En Belgique, on nous dit : pas question d’aller chez le coiffeur ou dans un institut de beauté. Mais pas de problème pour y aller au Grand-duché ou en France. J’aurais souhaité au minimum qu’on harmonise les mesures, et de préférence vers la sécurité sanitaire pour éviter une troisième vague, en attendant le vaccin. On est dans une situation absurde, avec une pression énorme sur les coiffeurs et les instituts de beauté qui est ignoble dans le cas de Bastogne. Ils voient leurs clients partir de l’autre côté de la frontière, et même certains clients qui menacent d’aller voir ailleurs si leur coiffeur n’accepte pas de les coiffer en black ou en stoemeling. Sur le plan sanitaire, cela n’a aucun sens puisqu’on envoie des Belges se mélanger au Grand-duché avec le risque de revenir avec des contaminations. »
UN TRAVAIL DE MÉMOIRE POUR RAVIVER LA DÉMOCRATIE.- « Pour moi, entretenir la mémoire, ce n’est pas entretenir la guerre avec des uniformes et des documents. Il faut un autre message. Notre objectif, avec le Bastogne War Museum, est d’amener des jeunes d’Europe et des Etats-Unis à se rencontrer à Bastogne, à partager dans les cours de citoyenneté ou au niveau universitaire, à partir de la réalité de la Bataille des Ardennes qui a fondé une partie de l’Europe, à voir où en est notre démocratie aujourd’hui, comment apporter sa pierre à l’édifice dans un système démocratique fortement ébranlé ces derniers temps et repartir avec des projets concrets pour faire vivre la démocratie dans son quartier, dans sa ville. Ce serait le plus beau remerciement à exprimer à l’égard de nos libérateurs qui sont morts ici pour notre liberté. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><b>Benoît Lutgen : « Face au virus, le Benelux aurait dû accorder ses violons »</b></span></p>
<p> </p>
<p><b><span>Même si le contexte sanitaire les réduit au strict minimum, nous sommes en pleine période des commémorations de la Bataille des Ardennes. Bastogne en est évidemment la ville-phare. Invité de « 7 entre nous », son bourgmestre Benoît Lutgen explique le sens qu’il souhaite donner au travail de mémoire. Autodidacte, il confie en quoi cela l’a amené à se forger une carapace. Il revient aussi, sans regrets sur le fond, sur le fait d’avoir débranché la prise des gouvernements régionaux avec le PS en 2017. Et il regrette que les mesures anti-Covid n’aient pas été harmonisées au sein du Benelux. Extraits de son interview qu’on peut écouter in extenso en podcast.</span></b></p>
<p><span><b>LA LIBERTÉ D’EXPRESSION A RÉGRESSÉ</b>.- « Quand j’étais adolescent, il y avait une certaine insouciance qui n’existe plus. Il était plus facile d’être jeune il y a trente-cinq ans qu’aujourd’hui. Les perspectives sont assez sombres à court terme, pas beaucoup plus éclairées à moyen terme, et assez noires à long terme, ne serait-ce qu’avec l’enjeu climatique, où l’on nous dit tous les jours qu’on va rôtir comme des poulets dans un four. Objectivement, c’est très difficile pour les jeunes. Il y a aussi la liberté d’expression qui, malgré les réseaux sociaux, a régressé selon moi depuis 25 ou 30 ans. Par exemple, celui qui produirait aujourd’hui un film comme Rabbi Jacob - un film drôle mais qui fait aussi passer des messages de tolérance en prenant des contrepieds – risquerait de se faire pendre. Le monde a changé, et pas dans le bon sens en ce qui concerne la liberté d’expression. »</span></p>
<p><span><b>MON GRAND-PÈRE MATERNEL M’A OUVERT LES YEUX SUR LE MONDE</b>.- « J’ai vécu une bonne partie de mon enfance chez mes grands-parents maternels, de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 14 ans, jusqu’à la mort de mon grand-père qui m’a beaucoup marqué. Vivre avec ses aînés, ce sont des moments privilégiés. J’en retiens les belles conversations que j’ai pu avoir avec mon grand-père qui était impliqué dans le monde associatif, qui s’intéressait à ce qui se passait dans le monde et sur lequel il m’a ouvert les yeux en étant chez soi autour d’une table tous les soirs et tous les midis. Ça m’a beaucoup aidé. »</span></p>
<p><span><b>MON GRAND-PÈRE PATERNEL, MORT LORS DE LA BATAILLE DES ARDENNES</b>.- « Ma grand-mère paternelle a vécu dans sa chair la Seconde guerre mondiale et plus particulièrement la Bataille des Ardennes puisque son mari y a été fusillé en 1944. C’était quelque chose dont on ne parlait quasiment jamais. Je l’ai découvert quand ma grand-mère a été interviewée à l’occasion du 40e anniversaire de la Bataille des Ardennes. Quand elle a expliqué comment les choses s’étaient produites, ça m’a très fortement ému. Quant à mon père, qui est mort il y a quelques mois, c’est vraiment à la fin de sa vie qu’il m’a expliqué ce qu’il a ressenti comme gamin de 8 ans vivant la perte de son père. »</span></p>
<p><span><b>LA FORCE ET LA CARAPACE DE L’AUTODIDACTE</b>.- « Je suis un autodidacte. Je n’ai pas terminé d’études supérieures. Inévitablement, dans un premier temps, je l’ai vécu comme une faille, une faiblesse, au début de ma vie politique. Quand j’ai été propulsé ministre en 2004, on me l’a clairement fait ressentir. A 34 ans, quand je deviens ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, je suis sous le feu des critiques de parlementaires de l’opposition qui se disent que je suis le maillon faible. Ça m’a forgé une carapace terrible. C’est certes beaucoup mieux d’avoir un parcours académique complet, mais à défaut, cela demande une force de travail décuplée. Je dormais 4 ou 5 heures par nuit, j’étudiais mes dossiers plus que tous mes collègues. Le plus beau bulletin que j’ai un jour reçu m’a été donné en 2009 par la presse qui m’a attribué 17/20 à la fin de mon mandat de ministre. La grande dis’ et premier de classe, ce que je n’avais pas été beaucoup dans ma vie hormis au début du secondaire. »</span></p>
<p><span><b>DES REGRETS SUR LA FORME, PAS SUR LE FOND</b>.- Quand j’ai débranché la prise, en juin 2017, des gouvernements régionaux formés avec le PS, il y avait le besoin d’un électrochoc en Wallonie et à Bruxelles, avec les affaires de Nethys, du Samu social, etc.  Je n’ai pas pu constater la volonté d’apporter le changement nécessaire dans le chef du parti socialiste, singulièrement dans celui de Paul Magnette, bien plus que dans celui d’Elio di Rupo contrairement à ce qu’on pourrait croire. Je savais que c’était périlleux et qu’on prenait des risques pour notre formation politique, mais c’était utile pour l’avenir de la Wallonie.  Le PS m’a qualifié de traître en disant que je n’avais pas respecté mon engagement. Je rappelle simplement qu’il arrive fréquemment des changements d’alliance en cours de législature, comme encore récemment à Verviers par exemple. Le PS a hurlé à la trahison mais je constate que cela ne lui pose aucun problème quand il agit ainsi dans une commune. Inévitablement, ça laisse des traces dans les relations politiques, je peux le comprendre mais je ne regrette rien sur le fond. Sur la forme, je peux, avec le recul, avoir assez de sagesse pour regretter la façon que j’ai utilisée. »</span></p>
<p><span><b>UNE PRESSION ÉNORME SUR NOS COIFFEURS ET INSTITUTS DE BEAUTÉ</b>.- « Face au coronavirus, j’aurais aimé que le Benelux, trois pays fondateurs de l’Europe, puisse accorder ses violons. Autrement dit, à situation pandémique équivalente, réponse équivalente pour les fermetures de magasins, d’écoles, etc.  Pour les communes proches de la frontière grand-ducale, des Pays-Bas ou de la France, cela a été une aberration totale. En Belgique, on nous dit : pas question d’aller chez le coiffeur ou dans un institut de beauté. Mais pas de problème pour y aller au Grand-duché ou en France. J’aurais souhaité au minimum qu’on harmonise les mesures, et de préférence vers la sécurité sanitaire pour éviter une troisième vague, en attendant le vaccin. On est dans une situation absurde, avec une pression énorme sur les coiffeurs et les instituts de beauté qui est ignoble dans le cas de Bastogne. Ils voient leurs clients partir de l’autre côté de la frontière, et même certains clients qui menacent d’aller voir ailleurs si leur coiffeur n’accepte pas de les coiffer en black ou en stoemeling. Sur le plan sanitaire, cela n’a aucun sens puisqu’on envoie des Belges se mélanger au Grand-duché avec le risque de revenir avec des contaminations. »</span></p>
<p><span><b>UN TRAVAIL DE MÉMOIRE POUR RAVIVER LA DÉMOCRATIE</b>.- « Pour moi, entretenir la mémoire, ce n’est pas entretenir la guerre avec des uniformes et des documents. Il faut un autre message. Notre objectif, avec le Bastogne War Museum, est d’amener des jeunes d’Europe et des Etats-Unis à se rencontrer à Bastogne, à partager dans les cours de citoyenneté ou au niveau universitaire, à partir de la réalité de la Bataille des Ardennes qui a fondé une partie de l’Europe, à voir où en est notre démocratie aujourd’hui, comment apporter sa pierre à l’édifice dans un système démocratique fortement ébranlé ces derniers temps et repartir avec des projets concrets pour faire vivre la démocratie dans son quartier, dans sa ville. Ce serait le plus beau remerciement à exprimer à l’égard de nos libérateurs qui sont morts ici pour notre liberté. »</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 15 Dec 2020 16:02:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Maxime Collard</title>
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      <description>Maxime Collard (La Table de Maxime) : « J’ai toujours été émerveillé par les restos étoilés »

Le chef du restaurant « La Table de Maxime » à Our, dans la commune de Paliseul, Maxime Collard, a deux étoiles au Michelin et il vient d’être distingué par le guide Gault &amp; Millau qui lui a attribué un brillant 17/20. A 36 ans,  Maxime est le chef le mieux classé en province de Luxembourg. Il était l’invité de « 7 entre nous ». Morceaux choisis.
TOUJOURS ÉMERVEILLÉ PAR LES RESTOS ÉTOILÉS.- « J’ai grandi à Paliseul. Mes grands-parents sont originaires d’Opont, village encore plus proche d’Our où se trouve mon restaurant et qui est classé parmi les Plus beaux villages de Wallonie. Tout petit, j’adorais déjà cuisiner avec ma grand-mère ou avec ma maman, préparer des pâtisseries, les manger aussi car j’étais un grand gourmand. C’est peut-être de là qu’est venu mon choix de faire l’école hôtelière. J’ai toujours été émerveillé par les restaurants étoilés. Avant de commencer l’école hôtelière de Libramont à 14 ans, mes parents m’ont mis dans un restaurant pendant quinze jours, pour voir si c’est vraiment cela que je voulais faire. C’était un choix très engageant. »
LE PONT D’OIE AVANT BRUGES.- Quand je suis sorti de l’école, à 18 ans, j’avais les bases. J’ai cherché à travailler dans un restaurant étoilé. Je suis entré aux Forges du Pont d’Oie à Habay-la-Neuve, qui avait une étoile au Guide Michelin. J’y ai fait mon apprentissage. J’ai dû m’accrocher car le rythme était tout différent de ce que j’avais vécu à l’école. J’ai pu évoluer rapidement dans la brigade, nous étions sept cuisiniers dans l’équipe. J’étais déjà sous-chef à 19 ans, même si, avec le recul, je trouve que c’était trop jeune. C’était une belle maison, un des tops en Wallonie mais avec un esprit familial. Après, je suis allé au Carmeliet, un 3 étoiles à Bruges. Quand j’ai rencontré le chef Geert Van Hecke et que j’ai vu la brigade s’affairer avec 12 cuisiniers, j’ai su que c’est là que je voulais travailler, malgré la barrière de la langue. C’était une toute autre dimension, un esprit plus strict, plus rigoureux. J’y suis resté cinq ans. Après trois ans, je suis devenu sous-chef, j’avais toute la cuisine à gérer, une belle expérience ! »
RAFFINEMENT ET CONVIVIALITÉ.- « J’avais 25 ans quand j’ai ouvert mon restaurant à Our. Je ne le regrette pas car cela m’a permis d’évoluer très vite. Pour beaucoup de gens, aller manger dans un 2 étoiles, c’est vivre un moment un peu extraordinaire. Il n’y a pas que la cuisine qui compte, il y a tout ce qui tourne autour: le sommelier qui va raconter son vin, les serveurs qui vont expliquer les plats,… Ma philosophie, c’est de faire une cuisine toute en finesse et en légèreté, et le décor va avec ma cuisine, dans un esprit de raffinement tout en étant convivial et chaleureux. »
UNE CLIENTÈLE FIDÈLE ET UN PERSONNEL QUI SUIT.- « Avoir deux étoiles au Michelin est une belle consécration, et 17 sur 20 au Gault &amp; Millau, c’est une belle récompense, même si le travail qui est derrière est un sacrifice. C’est commencer à 7 heures du matin jusqu’à très tard le soir. Mais cela nous motive pour la suite ! Avec mon expérience, j’ai moins peur des guides qu’il y a dix ans. On ne sait jamais quand ils viennent. Pour les 2 étoiles, ce sont des guides internationaux qui viennent nous juger. Notre plus belle fierté est d’avoir une clientèle fidèle et un personnel qui nous suit. »
L’ESPOIR : ROUVRIR APRÈS LES FÊTES.- « Pendant le premier confinement, j’ai pu vivre en famille comme on le fait rarement dans notre métier. La vie était tout autre, avec ma compagne et ma fille de deux ans. J’en ai profité pleinement, même si c’était compliqué pour l’entreprise. Cela m‘a permis de jardiner, de faire autre chose. Entre les deux confinements, on a travaillé énormément. On a fait une très belle saison. Le 15 octobre, il a fallu à nouveau s’arrêter. On s’y attendait en voyant l’évolution des chiffres. On craignait aussi que du personnel tombe malade et qu’on doive de toute façon arrêter. Une fois le restaurant fermé, on a lancé un service traiteur auquel les clients répondent bien. Nous recevons aussi beaucoup de messages d’encouragement et cela nous fait chaud au cœur. On espère pouvoir rouvrir après les fêtes. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Maxime Collard (La Table de Maxime) : « J’ai toujours été émerveillé par les restos étoilés »</b>

<p><b>Le chef du restaurant « La Table de Maxime » à Our, dans la commune de Paliseul, Maxime Collard, a deux étoiles au Michelin et il vient d’être distingué par le guide Gault &amp; Millau qui lui a attribué un brillant 17/20. A 36 ans,  Maxime est le chef le mieux classé en province de Luxembourg. Il était l’invité de « 7 entre nous ». Morceaux choisis.</b></p>
<p><b>TOUJOURS ÉMERVEILLÉ PAR LES RESTOS ÉTOILÉS.-</b> « J’ai grandi à Paliseul. Mes grands-parents sont originaires d’Opont, village encore plus proche d’Our où se trouve mon restaurant et qui est classé parmi les Plus beaux villages de Wallonie. Tout petit, j’adorais déjà cuisiner avec ma grand-mère ou avec ma maman, préparer des pâtisseries, les manger aussi car j’étais un grand gourmand. C’est peut-être de là qu’est venu mon choix de faire l’école hôtelière. J’ai toujours été émerveillé par les restaurants étoilés. Avant de commencer l’école hôtelière de Libramont à 14 ans, mes parents m’ont mis dans un restaurant pendant quinze jours, pour voir si c’est vraiment cela que je voulais faire. C’était un choix très engageant. »</p>
<p><b>LE PONT D’OIE AVANT BRUGES.-</b> Quand je suis sorti de l’école, à 18 ans, j’avais les bases. J’ai cherché à travailler dans un restaurant étoilé. Je suis entré aux Forges du Pont d’Oie à Habay-la-Neuve, qui avait une étoile au Guide Michelin. J’y ai fait mon apprentissage. J’ai dû m’accrocher car le rythme était tout différent de ce que j’avais vécu à l’école. J’ai pu évoluer rapidement dans la brigade, nous étions sept cuisiniers dans l’équipe. J’étais déjà sous-chef à 19 ans, même si, avec le recul, je trouve que c’était trop jeune. C’était une belle maison, un des tops en Wallonie mais avec un esprit familial. Après, je suis allé au Carmeliet, un 3 étoiles à Bruges. Quand j’ai rencontré le chef Geert Van Hecke et que j’ai vu la brigade s’affairer avec 12 cuisiniers, j’ai su que c’est là que je voulais travailler, malgré la barrière de la langue. C’était une toute autre dimension, un esprit plus strict, plus rigoureux. J’y suis resté cinq ans. Après trois ans, je suis devenu sous-chef, j’avais toute la cuisine à gérer, une belle expérience ! »</p>
<p><b>RAFFINEMENT ET CONVIVIALITÉ.-</b> « J’avais 25 ans quand j’ai ouvert mon restaurant à Our. Je ne le regrette pas car cela m’a permis d’évoluer très vite. Pour beaucoup de gens, aller manger dans un 2 étoiles, c’est vivre un moment un peu extraordinaire. Il n’y a pas que la cuisine qui compte, il y a tout ce qui tourne autour: le sommelier qui va raconter son vin, les serveurs qui vont expliquer les plats,… Ma philosophie, c’est de faire une cuisine toute en finesse et en légèreté, et le décor va avec ma cuisine, dans un esprit de raffinement tout en étant convivial et chaleureux. »</p>
<p><b>UNE CLIENTÈLE FIDÈLE ET UN PERSONNEL QUI SUIT.-</b> « Avoir deux étoiles au Michelin est une belle consécration, et 17 sur 20 au Gault &amp; Millau, c’est une belle récompense, même si le travail qui est derrière est un sacrifice. C’est commencer à 7 heures du matin jusqu’à très tard le soir. Mais cela nous motive pour la suite ! Avec mon expérience, j’ai moins peur des guides qu’il y a dix ans. On ne sait jamais quand ils viennent. Pour les 2 étoiles, ce sont des guides internationaux qui viennent nous juger. Notre plus belle fierté est d’avoir une clientèle fidèle et un personnel qui nous suit. »</p>
<p><b>L’ESPOIR : ROUVRIR APRÈS LES FÊTES.-</b> « Pendant le premier confinement, j’ai pu vivre en famille comme on le fait rarement dans notre métier. La vie était tout autre, avec ma compagne et ma fille de deux ans. J’en ai profité pleinement, même si c’était compliqué pour l’entreprise. Cela m‘a permis de jardiner, de faire autre chose. Entre les deux confinements, on a travaillé énormément. On a fait une très belle saison. Le 15 octobre, il a fallu à nouveau s’arrêter. On s’y attendait en voyant l’évolution des chiffres. On craignait aussi que du personnel tombe malade et qu’on doive de toute façon arrêter. Une fois le restaurant fermé, on a lancé un service traiteur auquel les clients répondent bien. Nous recevons aussi beaucoup de messages d’encouragement et cela nous fait chaud au cœur. On espère pouvoir rouvrir après les fêtes. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 15:51:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Willy Borsus</title>
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      <description>Willy Borsus : « Je serai disponible pour Marche-en-Famennesi les citoyens m’accordent leur confiance»
 
Willy Borsus est l’un des leaders politiques les plus en vue en province de Luxembourg et, au-delà, en Wallonie. Ministre notamment de l’Economie, de l’Agriculture et de l’Innovation, il est aussi vice-président du gouvernement wallon. Invité de « 7 entre nous », il fait de la situation sanitaire la priorité absolue, il plaide pour la relance et la transition à réussir en Wallonie, il évoque les conditions d’un rapprochement Marche-Rochefort et il réaffirme sa disponibilité dans le futur pour Marche et les Marchois. Extraits de son interview qu’on peut écouter in extenso en podcast.
ENFANT DE LA FORÊT ET DE LA NATURE.- « Mon père était ouvrier forestier et il avait une ferme qui était aussi tenue par maman. On est en des gens de la terre et en même temps, j’ai, très forte en moi, cette accroche pour tout ce qui est forêt et nature.  Ce sont mes racines. Enfants, on allait bien volontiers charger les ballots, travailler dans les champs, conduire le tracteur. On avait cette émotion par rapport aux senteurs de la fenaison. On se levait le matin pour aller travailler à l’étable avant d’aller étudier. Il y a aussi une dimension un peu tragique dans mes souvenirs, puisque mon père est décédé dans un accident de tracteur. »
DU JURIDIQUE AU POLITIQUE.- « J’ai fait un graduat en droit à ce qui était alors l’IESN à Namur, qui fait maintenant partie de l’Hennalux. J’avais le goût du juridique. Mais très vite, je me suis engagé au sein des étudiants, puis des étudiants libéraux, et cette part d’engagement personnel est devenue de plus en plus importante. On m’a proposé de me lancer dans une première candidature aux élections provinciales, à une place non éligible, 4e sur 5 candidats. J’ai eu un résultat correct, 1.089 voix de préférence, et je l’ai perçu comme un signe positif. Au fil du temps, cet engagement est devenu une part importante de ma vie, y compris professionnelle. »
DISPONIBLE POUR MARCHE ET LES MARCHOIS.- « Devenir un jour bourgmestre de Marche ? Je réponds très clairement : oui, je serai disponible si les Marchoises et les Marchois me font confiance. En fait, j’ai cet attachement local depuis toujours, et il n’est pas artificiel. Autant je travaille avec intensité au niveau régional ou fédéral, autant j’aime cette proximité très concrète avec les gens, avec les dossiers, avec les aménagements. J’ai eu beaucoup de plaisir à exercer la fonction de bourgmestre à Somme-Leuze pendant un peu plus de 19 ans. En 2018, j’ai été candidat à Marche pour la première fois. Nous siégeons dans l’opposition, mais dans une opposition constructive. Il y a de bonnes relations majorité-minorité à Marche, c’est ce que les gens attendent de nous. J’ai repris ma position de chef de groupe de l’opposition à Marche, tout comme je l’ai vécu trente ans plus tôt à Somme-Leuze, ce qu’on a peut-être parfois oublié. Il y avait exactement un siège d’écart entre la majorité et la minorité. Alors que j’étais installé à Marche depuis un temps relativement court, les Marchois m’ont quand même crédité du deuxième score de la ville. Je l’ai perçu comme un signe d’amitié et positif pour le futur. Il est bien sûr à confirmer, ce sont les gens qui décideront et c’est très bien ainsi ! »
MARCHE-ROCHEFORT : LA DÉCISION REVIENDRA AUX CITOYENS.- « On voit qu’il y a au nord de la province de Luxembourg, un pôle qu’incarnent Marche et sa voisine namuroise Rochefort. Les liens entre les deux villes et leurs populations sont nombreux. Le rapprochement n’est pas du tout impossible. La démarche, que nous avons soutenue, au niveau de la ville est cohérente : une étude va analyser les avantages et les inconvénients, sans a priori, et j’ai plaidé avec force pour que, dans un deuxième temps, on donne la parole à nos concitoyens. S’ils sont prêts à franchir le pas, nous le serons. S’ils ne se projettent pas dans cette nouvelle ville, nous écouterons leur décision. »
LE FRONT MÉDICAL ET SANITAIRE, PRIORITÉ ABSOLUE.- « Dans la crise sanitaire actuelle, la priorité absolue, sans la moindre discussion, est de soutenir le front médical, infirmier, paramédical, des maisons de repos,… C’est vraiment là que le choc a eu lieu et qu’il s’observe encore aujourd’hui de façon très importante.  Dans mon département, nous avons d’ailleurs soutenu des projets de recherche à l’université de Liège, chez Kum à Marloie, pour faire des récipients pour tests salivaires ; on soutient de la recherche en matière de vaccins, et d’autres points qui sont en deuxième ligne mais tellement cruciaux en matière de santé. Et juste après, il y a le soutien économique car beaucoup de gens – indépendants, PME, institutions, certaines ASBL – souffrent. Rien que dans mon département, nous avons mobilisé près d’un milliard d’euros pour le socio-économique pour des vagues successives d’indemnités. »
RÉUSSIR LA RELANCE ET LA TRANSITION.- « Le rendez-vous de 2021 sera crucial pour la Wallonie. Le choc de la pandémie aura été très important. Tout ce qu’on peut faire en matière de santé, de biotechnologies, de secteur pharmaceutique en Wallonie est essentiel, et nous sommes très bien positionnés à cet égard.  Au plan économique, on s’attend malheureusement à une perte de 40.000 ou 50.000 emplois. En même temps, nous voulons actionner tous les leviers pour que la relance soit rapidement au rendez-vous. Nous avons des crédits européens pour environ 5 milliards d’euros pour la Belgique. Il faudra les activer de manière stratégique, dans une transition qui ramènera plus d’activités chez nous. La transition est aussi environnementale. Ce sera un défi incontournable pour la Wallonie. »
 
 
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      <content:encoded><![CDATA[<b>Willy Borsus : « Je serai disponible pour Marche-en-Famenne<br />si les citoyens m’accordent leur confiance»</b>
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<p><b>Willy Borsus est l’un des leaders politiques les plus en vue en province de Luxembourg et, au-delà, en Wallonie. Ministre notamment de l’Economie, de l’Agriculture et de l’Innovation, il est aussi vice-président du gouvernement wallon. Invité de « 7 entre nous », il fait de la situation sanitaire la priorité absolue, il plaide pour la relance et la transition à réussir en Wallonie, il évoque les conditions d’un rapprochement Marche-Rochefort et il réaffirme sa disponibilité dans le futur pour Marche et les Marchois. Extraits de son interview qu’on peut écouter in extenso en podcast.</b></p>
<p><b>ENFANT DE LA FORÊT ET DE LA NATURE.-</b> « Mon père était ouvrier forestier et il avait une ferme qui était aussi tenue par maman. On est en des gens de la terre et en même temps, j’ai, très forte en moi, cette accroche pour tout ce qui est forêt et nature.  Ce sont mes racines. Enfants, on allait bien volontiers charger les ballots, travailler dans les champs, conduire le tracteur. On avait cette émotion par rapport aux senteurs de la fenaison. On se levait le matin pour aller travailler à l’étable avant d’aller étudier. Il y a aussi une dimension un peu tragique dans mes souvenirs, puisque mon père est décédé dans un accident de tracteur. »</p>
<p><b>DU JURIDIQUE AU POLITIQUE.-</b> « J’ai fait un graduat en droit à ce qui était alors l’IESN à Namur, qui fait maintenant partie de l’Hennalux. J’avais le goût du juridique. Mais très vite, je me suis engagé au sein des étudiants, puis des étudiants libéraux, et cette part d’engagement personnel est devenue de plus en plus importante. On m’a proposé de me lancer dans une première candidature aux élections provinciales, à une place non éligible, 4e sur 5 candidats. J’ai eu un résultat correct, 1.089 voix de préférence, et je l’ai perçu comme un signe positif. Au fil du temps, cet engagement est devenu une part importante de ma vie, y compris professionnelle. »</p>
<p><b>DISPONIBLE POUR MARCHE ET LES MARCHOIS.-</b> « Devenir un jour bourgmestre de Marche ? Je réponds très clairement : oui, je serai disponible si les Marchoises et les Marchois me font confiance. En fait, j’ai cet attachement local depuis toujours, et il n’est pas artificiel. Autant je travaille avec intensité au niveau régional ou fédéral, autant j’aime cette proximité très concrète avec les gens, avec les dossiers, avec les aménagements. J’ai eu beaucoup de plaisir à exercer la fonction de bourgmestre à Somme-Leuze pendant un peu plus de 19 ans. En 2018, j’ai été candidat à Marche pour la première fois. Nous siégeons dans l’opposition, mais dans une opposition constructive. Il y a de bonnes relations majorité-minorité à Marche, c’est ce que les gens attendent de nous. J’ai repris ma position de chef de groupe de l’opposition à Marche, tout comme je l’ai vécu trente ans plus tôt à Somme-Leuze, ce qu’on a peut-être parfois oublié. Il y avait exactement un siège d’écart entre la majorité et la minorité. Alors que j’étais installé à Marche depuis un temps relativement court, les Marchois m’ont quand même crédité du deuxième score de la ville. Je l’ai perçu comme un signe d’amitié et positif pour le futur. Il est bien sûr à confirmer, ce sont les gens qui décideront et c’est très bien ainsi ! »</p>
<p><b>MARCHE-ROCHEFORT : LA DÉCISION REVIENDRA AUX CITOYENS</b>.- « On voit qu’il y a au nord de la province de Luxembourg, un pôle qu’incarnent Marche et sa voisine namuroise Rochefort. Les liens entre les deux villes et leurs populations sont nombreux. Le rapprochement n’est pas du tout impossible. La démarche, que nous avons soutenue, au niveau de la ville est cohérente : une étude va analyser les avantages et les inconvénients, sans a priori, et j’ai plaidé avec force pour que, dans un deuxième temps, on donne la parole à nos concitoyens. S’ils sont prêts à franchir le pas, nous le serons. S’ils ne se projettent pas dans cette nouvelle ville, nous écouterons leur décision. »</p>
<p><b>LE FRONT MÉDICAL ET SANITAIRE, PRIORITÉ ABSOLUE.-</b> « Dans la crise sanitaire actuelle, la priorité absolue, sans la moindre discussion, est de soutenir le front médical, infirmier, paramédical, des maisons de repos,… C’est vraiment là que le choc a eu lieu et qu’il s’observe encore aujourd’hui de façon très importante.  Dans mon département, nous avons d’ailleurs soutenu des projets de recherche à l’université de Liège, chez Kum à Marloie, pour faire des récipients pour tests salivaires ; on soutient de la recherche en matière de vaccins, et d’autres points qui sont en deuxième ligne mais tellement cruciaux en matière de santé. Et juste après, il y a le soutien économique car beaucoup de gens – indépendants, PME, institutions, certaines ASBL – souffrent. Rien que dans mon département, nous avons mobilisé près d’un milliard d’euros pour le socio-économique pour des vagues successives d’indemnités. »</p>
<p><b>RÉUSSIR LA RELANCE ET LA TRANSITION.-</b> « Le rendez-vous de 2021 sera crucial pour la Wallonie. Le choc de la pandémie aura été très important. Tout ce qu’on peut faire en matière de santé, de biotechnologies, de secteur pharmaceutique en Wallonie est essentiel, et nous sommes très bien positionnés à cet égard.  Au plan économique, on s’attend malheureusement à une perte de 40.000 ou 50.000 emplois. En même temps, nous voulons actionner tous les leviers pour que la relance soit rapidement au rendez-vous. Nous avons des crédits européens pour environ 5 milliards d’euros pour la Belgique. Il faudra les activer de manière stratégique, dans une transition qui ramènera plus d’activités chez nous. La transition est aussi environnementale. Ce sera un défi incontournable pour la Wallonie. »</p>
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      <pubDate>Thu, 03 Dec 2020 13:46:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Helmut Lotti</title>
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      <description>Helmut Lotti : « Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici »
 
A l’approche des fêtes, Helmut Lotti est l’invité de « 7 entre nous ». L’artiste à la voix et à la carrière internationale exceptionnelles adore l’Ardenne, lui qui habite dans une ancienne fermette d’un village de Durbuy. Voici quelques extraits de l’interview qu’il nous a accordée.
 
CHANTEUR GRÂCE À SA MAMAN ET GRÂCE À ELVIS.- « Je suis devenu chanteur grâce à Elvis Presley, mais aussi grâce à ma mère. Moi, je voulais chanter le week-end pour mon plaisir, mais je voulais devenir coureur cycliste ou travailler comme journaliste sportif. Je n’ai jamais pensé chanter pour gagner de l’argent. Plus tard, j’ai eu le privilège d’aller à Memphis. J’ai fait une session dans le studio Sun où Elvis a commencé, avec Scotty Moore, son premier guitariste qui s’occupait aussi un peu de son management au début, et avec DJ Fontana, son batteur. C’était très agréable. Je suis aussi l’un des derniers à avoir fait une interview avec Sam Phillips, qui a découvert Elvis. J’ai également pu chanter à Anvers avec les Jordanaires, les choristes d’Elvis. J’ai aussi chanté avec JD Summer &amp;  The Stamps Quartet, des chanteurs de gospel. JD Summer, c’était le type qui avait la voix la plus basse du monde. Quand j’ai chanté avec eux, c’était comme prier, comme un moment sacré. »
TREIZE MILLIONS D’ALBUMS.- « Je ne sais pas combien de disques d’or j’ai reçus, mais je sais que ma maison n’est pas assez grande pour les exposer tous. Comment en suis-je arrivé à vendre treize millions d’albums ? Ce sont les gens qui ont acheté les CD qui l’ont fait. J’ai fait de mon mieux, et j’avais un manager hollandais. Et les Hollandais savent même vendre de la Heineken (rires). La Belgique et l’Allemagne sont les deux pays où cela a marché le mieux, mais j’ai aussi eu des disques d’or ou de platine en Suède, en Finlande, en Autriche, au Danemark, en Afrique du Sud, et même un disque d’or en France. J’ai joué deux fois à l’Olympia. Quand je monte sur scène, je suis très nerveux. Et quand je sors de scène, il vaut mieux de ne pas être trop près de moi pendant les quinze premières minutes. Toutes les erreurs que j’ai faites sont encore dans ma tête. En général, je suis fâché à ce moment-là. On ne connaît pas un artiste tant qu’on ne l’a pas vu sur scène, en live. »
LA PAUVRETÉ CACHÉE.- « J’ai été élevé dans une petite forme de pauvreté. Nous n’avions pas de salle de bains à la maison. Maman voulait que nous ayons toujours de la bonne nourriture, et donc nous avons toujours bien mangé. La situation n’était pas tragique. C’est pour cela que je m’associe volontiers à des actions comme être ambassadeur de l’Unicef pour les enfants pauvres. Quand les gens n’ont pas d’argent, quand ils sont pauvres, cela les met dans la gêne. Nous devons trouver un système dans notre pays pour lutter contre la pauvreté cachée. Le système n’est pas toujours très honnête, avec les riches qui deviennent plus riches, et pauvres, de plus en plus pauvres. »
LA NATURE ET LE CALME.- « Je suis Gantois et je resterai Gantois pour le reste de ma vie. Maintenant, je suis Durbuysien. Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici. J’adore la nature et le calme. J’habite en pleine campagne, à la limite entre Durbuy et Erezée. Les gens sont agréables. J’ai l’impression que l’on a beaucoup plus de temps ici qu’en Flandre. »
PARRAIN DU RELAIS POUR LA VIE.- Je serais heureux, un jour, de donner un concert dans la vieille ville de Durbuy. Je suis parrain de l’opération Relais pour la Vie. J’avais proposé de chanter avec un petit combo, cela aurait dû se faire le premier week-end de juillet 2020, mais cela n’a pas pu se faire à cause du Covid. C’est normalement remis au premier week-end de juillet 2021, j’essaierai d’y être mais je ne sais pas encore si je serai libre. Je serai alors en pleine promotion de mon nouvel album. Dans tous les cas, je resterai le parrain du Relais pour la Vie. »
DES BONNES TABLES.- « Quand je vais manger à Durbuy, je vais à la Bru’sserie. C’est un excellent rapport qualité-prix. Wout Bru est vraiment un Top Chef en Flandre. J’aime aussi manger des pizzas à l’Atelier de Fabian à Deux-Rys. Il prépare d’excellentes pizzas et il a deux filles de 11 et 16 ans qui jouent du piano et de l’accordéon. Quand je fais une longue promenade, je vais jusqu’à Wéris où j’aime beaucoup manger des crêpes aux Lanternes. A Wéris, j’adore aussi le Cor de Chasse. »
 
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      <content:encoded><![CDATA[<b>Helmut Lotti : « Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici »</b>
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<p><b>A l’approche des fêtes, Helmut Lotti est l’invité de « 7 entre nous ». L’artiste à la voix et à la carrière internationale exceptionnelles adore l’Ardenne, lui qui habite dans une ancienne fermette d’un village de Durbuy. Voici quelques extraits de l’interview qu’il nous a accordée.</b></p>
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<p><b>CHANTEUR GRÂCE À SA MAMAN ET GRÂCE À ELVIS.-</b> « Je suis devenu chanteur grâce à Elvis Presley, mais aussi grâce à ma mère. Moi, je voulais chanter le week-end pour mon plaisir, mais je voulais devenir coureur cycliste ou travailler comme journaliste sportif. Je n’ai jamais pensé chanter pour gagner de l’argent. Plus tard, j’ai eu le privilège d’aller à Memphis. J’ai fait une session dans le studio Sun où Elvis a commencé, avec Scotty Moore, son premier guitariste qui s’occupait aussi un peu de son management au début, et avec DJ Fontana, son batteur. C’était très agréable. Je suis aussi l’un des derniers à avoir fait une interview avec Sam Phillips, qui a découvert Elvis. J’ai également pu chanter à Anvers avec les Jordanaires, les choristes d’Elvis. J’ai aussi chanté avec JD Summer &amp;  The Stamps Quartet, des chanteurs de gospel. JD Summer, c’était le type qui avait la voix la plus basse du monde. Quand j’ai chanté avec eux, c’était comme prier, comme un moment sacré. »</p>
<p><b>TREIZE MILLIONS D’ALBUMS.-</b> « Je ne sais pas combien de disques d’or j’ai reçus, mais je sais que ma maison n’est pas assez grande pour les exposer tous. Comment en suis-je arrivé à vendre treize millions d’albums ? Ce sont les gens qui ont acheté les CD qui l’ont fait. J’ai fait de mon mieux, et j’avais un manager hollandais. Et les Hollandais savent même vendre de la Heineken (rires). La Belgique et l’Allemagne sont les deux pays où cela a marché le mieux, mais j’ai aussi eu des disques d’or ou de platine en Suède, en Finlande, en Autriche, au Danemark, en Afrique du Sud, et même un disque d’or en France. J’ai joué deux fois à l’Olympia. Quand je monte sur scène, je suis très nerveux. Et quand je sors de scène, il vaut mieux de ne pas être trop près de moi pendant les quinze premières minutes. Toutes les erreurs que j’ai faites sont encore dans ma tête. En général, je suis fâché à ce moment-là. On ne connaît pas un artiste tant qu’on ne l’a pas vu sur scène, en live. »</p>
<p><b>LA PAUVRETÉ CACHÉE.-</b> « J’ai été élevé dans une petite forme de pauvreté. Nous n’avions pas de salle de bains à la maison. Maman voulait que nous ayons toujours de la bonne nourriture, et donc nous avons toujours bien mangé. La situation n’était pas tragique. C’est pour cela que je m’associe volontiers à des actions comme être ambassadeur de l’Unicef pour les enfants pauvres. Quand les gens n’ont pas d’argent, quand ils sont pauvres, cela les met dans la gêne. Nous devons trouver un système dans notre pays pour lutter contre la pauvreté cachée. Le système n’est pas toujours très honnête, avec les riches qui deviennent plus riches, et pauvres, de plus en plus pauvres. »</p>
<p><b>LA NATURE ET LE CALME.-</b> « Je suis Gantois et je resterai Gantois pour le reste de ma vie. Maintenant, je suis Durbuysien. Pour habiter, il n’y a pas mieux qu’ici. J’adore la nature et le calme. J’habite en pleine campagne, à la limite entre Durbuy et Erezée. Les gens sont agréables. J’ai l’impression que l’on a beaucoup plus de temps ici qu’en Flandre. »</p>
<p><b>PARRAIN DU RELAIS POUR LA VIE.-</b> Je serais heureux, un jour, de donner un concert dans la vieille ville de Durbuy. Je suis parrain de l’opération Relais pour la Vie. J’avais proposé de chanter avec un petit combo, cela aurait dû se faire le premier week-end de juillet 2020, mais cela n’a pas pu se faire à cause du Covid. C’est normalement remis au premier week-end de juillet 2021, j’essaierai d’y être mais je ne sais pas encore si je serai libre. Je serai alors en pleine promotion de mon nouvel album. Dans tous les cas, je resterai le parrain du Relais pour la Vie. »</p>
<p><b>DES BONNES TABLES.-</b> « Quand je vais manger à Durbuy, je vais à la Bru’sserie. C’est un excellent rapport qualité-prix. Wout Bru est vraiment un Top Chef en Flandre. J’aime aussi manger des pizzas à l’Atelier de Fabian à Deux-Rys. Il prépare d’excellentes pizzas et il a deux filles de 11 et 16 ans qui jouent du piano et de l’accordéon. Quand je fais une longue promenade, je vais jusqu’à Wéris où j’aime beaucoup manger des crêpes aux Lanternes. A Wéris, j’adore aussi le Cor de Chasse. »</p>
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      <pubDate>Tue, 24 Nov 2020 05:26:00 +0000</pubDate>
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      <description>Jennifer Deneffe : « J’écris pour le bonheur de transmettre des émotions »
 
Médusa, c’est le titre du roman à suspense écrit par Jennifer Deneffe. Médusa, c’est aussi et d’abord le titre d’une peinture qui attire tous les regards au musée des Offices à Florence. C’est de là qu’est né le second roman, noir, déjanté, étonnant, très littéraire, de Jennifer Deneffe. Extraits de son interview dans l’émission « 7 entre nous ».
 
UNE VRAIE ARDENNAISE.- « Mes grands-parents sont originaires de Petitvoir et j’ai grandi à Libin. Je me suis retrouvée à 12 ans Libramont où j’ai passé toute mon adolescence. J’étais convaincue que j’allais devenir vétérinaire. J’ai toujours adoré les animaux. J’ai dû renoncer à ce choix de carrière à cause de nombreuses allergies. Mais j’aime toujours autant la nature, on respire autrement en province de Luxembourg. Cela fait partie de moi et cela a aussi des répercussions importantes sur mes valeurs humaines. Il y a un côté brut et sincère chez nous. Je suis une vraie Ardennaise. »
TRANSMETTRE DES ÉMOTIONS.- « J’ai toujours aimé lire, et je pense que cela vient de mon père. Il avait une bibliothèque énorme. Petite, je lisais du Mauriac ou du Baudelaire. C’était mon environnement éducationnel. Progressivement, j’ai commencé à écrire. Chez ma grand-mère à Petitvoir, j’avais un petit cahier et j’écrivais déjà des histoires. J’ai toujours écrit, jusqu’à devenir biographe et à me lancer ensuite dans le fictionnel. Ce qui m’a conduit au métier de biographe, c’est la triste disparition de ma grand-mère dont j’ai voulu raconter la vie. Je me suis rendu compte que le récit de vie était quelque chose de passionnant, de généreux, d’empreint de gratitude. Je suis écrivain pour le bonheur de transmettre des émotions. »
MÉDUSA S’EST IMPOSÉE.- « Le fictionnel, c’est l’envie de créer des personnages pour faire rêver ou pour faire peur, toujours dans l’esprit de partager et d’avoir une relation avec l’autre. J’adore aussi m’amuser avec les mots. Pour Médusa, je n’ai pas le sentiment d’avoir décidé d’écrire cette histoire. Elle s’est imposée à moi. J’ai fait la connaissance de Caravage et de sa peinture Médusa voilà trois ans à Florence. Son visage est resté dans mon esprit. A Disneyland Paris, j’ai rencontré un personnage atypique, une naine qui avait un énorme charisme. Plus tard, j’ai vu un personnage avec un petit oiseau greffé à l’oreille. Tout cela a mijoté dans mon cerveau, et cela a construit quelque chose dans mon esprit. De façon frénétique, je me suis jetée dans l’écriture de cette histoire. »
LE BIEN ET LE MAL AU CŒUR DU ROMAN.- « Quand on se relit, ça peut faire peur de se dire qu’on peut imaginer un monstre comme le personnage central Carine Baratini. Un monstre qui, cela dit, n’a pas eu de chance. Je ne sais pas comment on en arrive à imaginer de tels personnages. Le Bien existerait-il sans le Mal, et inversement ? La question est au cœur de mon roman. Aujourd’hui, on a tendance à radicaliser toute position et on n’est plus dans cette nuance qui fait toute la richesse de notre société et qui la colore. »
SOUVENIR DE L’IMPRIMERIE COLPIN.- « Les Éditions Lamiroy ont décidé d’éditer l’une de mes nouvelles, Pseudonymes. J’en suis ravie pour trois raisons. D’abord, parmi les auteurs qui ont écrit pour cette collection Opuscules, on retrouve par exemple Adeline Dieudonné ou Francis Groff. Ensuite, j’ai écrit cette nouvelle suite à une rencontre hors du commun avec un clochard dont les confidences m’ont touchée. J’ai exacerbé cette histoire qui est devenue celle d’un ténor du Barreau qui se retrouve à la rue. Enfin, les nouvelles de Lamiroy sont imprimées en format de poche, et le papier me rappelle celui de l’imprimerie Colpin à Redu. Cela me rappelle mon enfance, je me souviens y être allée avec maman et elle m’avait offert une citation imprimée sur ce papier-là de Bernanos: Le pessimiste est un imbécile malheureux et l’optimiste est un imbécile heureux. »
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      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Jennifer Deneffe : « J’écris pour le bonheur de transmettre des émotions »</b></p>
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<p><b>Médusa, c’est le titre du roman à suspense écrit par Jennifer Deneffe. Médusa, c’est aussi et d’abord le titre d’une peinture qui attire tous les regards au musée des Offices à Florence. C’est de là qu’est né le second roman, noir, déjanté, étonnant, très littéraire, de Jennifer Deneffe. Extraits de son interview dans l’émission « 7 entre nous ».</b></p>
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<p><b>UNE VRAIE ARDENNAISE.-</b> « Mes grands-parents sont originaires de Petitvoir et j’ai grandi à Libin. Je me suis retrouvée à 12 ans Libramont où j’ai passé toute mon adolescence. J’étais convaincue que j’allais devenir vétérinaire. J’ai toujours adoré les animaux. J’ai dû renoncer à ce choix de carrière à cause de nombreuses allergies. Mais j’aime toujours autant la nature, on respire autrement en province de Luxembourg. Cela fait partie de moi et cela a aussi des répercussions importantes sur mes valeurs humaines. Il y a un côté brut et sincère chez nous. Je suis une vraie Ardennaise. »</p>
<p><b>TRANSMETTRE DES ÉMOTIONS.-</b> « J’ai toujours aimé lire, et je pense que cela vient de mon père. Il avait une bibliothèque énorme. Petite, je lisais du Mauriac ou du Baudelaire. C’était mon environnement éducationnel. Progressivement, j’ai commencé à écrire. Chez ma grand-mère à Petitvoir, j’avais un petit cahier et j’écrivais déjà des histoires. J’ai toujours écrit, jusqu’à devenir biographe et à me lancer ensuite dans le fictionnel. Ce qui m’a conduit au métier de biographe, c’est la triste disparition de ma grand-mère dont j’ai voulu raconter la vie. Je me suis rendu compte que le récit de vie était quelque chose de passionnant, de généreux, d’empreint de gratitude. Je suis écrivain pour le bonheur de transmettre des émotions. »</p>
<p><b>MÉDUSA S’EST IMPOSÉE.-</b> « Le fictionnel, c’est l’envie de créer des personnages pour faire rêver ou pour faire peur, toujours dans l’esprit de partager et d’avoir une relation avec l’autre. J’adore aussi m’amuser avec les mots. Pour Médusa, je n’ai pas le sentiment d’avoir décidé d’écrire cette histoire. Elle s’est imposée à moi. J’ai fait la connaissance de Caravage et de sa peinture Médusa voilà trois ans à Florence. Son visage est resté dans mon esprit. A Disneyland Paris, j’ai rencontré un personnage atypique, une naine qui avait un énorme charisme. Plus tard, j’ai vu un personnage avec un petit oiseau greffé à l’oreille. Tout cela a mijoté dans mon cerveau, et cela a construit quelque chose dans mon esprit. De façon frénétique, je me suis jetée dans l’écriture de cette histoire. »</p>
<p><b>LE BIEN ET LE MAL AU CŒUR DU ROMAN.-</b> « Quand on se relit, ça peut faire peur de se dire qu’on peut imaginer un monstre comme le personnage central Carine Baratini. Un monstre qui, cela dit, n’a pas eu de chance. Je ne sais pas comment on en arrive à imaginer de tels personnages. Le Bien existerait-il sans le Mal, et inversement ? La question est au cœur de mon roman. Aujourd’hui, on a tendance à radicaliser toute position et on n’est plus dans cette nuance qui fait toute la richesse de notre société et qui la colore. »</p>
<p><b>SOUVENIR DE L’IMPRIMERIE COLPIN.-</b> « Les Éditions Lamiroy ont décidé d’éditer l’une de mes nouvelles, Pseudonymes. J’en suis ravie pour trois raisons. D’abord, parmi les auteurs qui ont écrit pour cette collection Opuscules, on retrouve par exemple Adeline Dieudonné ou Francis Groff. Ensuite, j’ai écrit cette nouvelle suite à une rencontre hors du commun avec un clochard dont les confidences m’ont touchée. J’ai exacerbé cette histoire qui est devenue celle d’un ténor du Barreau qui se retrouve à la rue. Enfin, les nouvelles de Lamiroy sont imprimées en format de poche, et le papier me rappelle celui de l’imprimerie Colpin à Redu. Cela me rappelle mon enfance, je me souviens y être allée avec maman et elle m’avait offert une citation imprimée sur ce papier-là de Bernanos: Le pessimiste est un imbécile malheureux et l’optimiste est un imbécile heureux. »</p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 12 Nov 2020 05:20:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Jean-Philippe Florent</title>
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      <description>Jean-Philippe Florent : « L’urgence sanitaireest l’urgence absolue aujourd’hui »
Jean-Philippe Florent est le premier député régional d’Ecolo Luxembourg. Il siège au Parlement wallon depuis un an et demi. Comment le travail des députés se poursuit-il en pleine crise Covid-19 ? Comment rendre compatibles les réponses à l’urgence sanitaire et celles à l’urgence climatique ? Que pense le député Florent des suppressions de services annoncés ces jours-ci par la Province de Luxembourg ? Morceaux choisis, extraits de son passage dans l’émission « 7 entre nous » que vous pouvez par ailleurs écouter en intégrale.

DE BEAUX PROJETS AVEC DES GENS INTÉRESSANTS.- « A la fin de ma rhéto, je ne savais pas bien ce que je voulais faire. Les questions politiques en général m’intéressaient énormément. A la maison, on était très influencés par la presse. J’ai adoré mes années d’études de journalisme à l’IHECS. J’ai aussi aimé me confronter au métier de journaliste, que j’ai exercé pendant quelques mois seulement et qui est en relation avec toute la société, de la politique au sport, à la culture, aux associations, à la société civile,… La valeur des différentes expériences de ma vie professionnelle, c’est les collègues. Ma drogue à moi, c’est d’avoir de beaux projets avec des gens intéressants. »
HUMILITÉ ET SENS DES RESPONSABILITÉS.- « Tout petit, j’ai été sensibilisé à la question de l’environnement. Je recevais la revue du WWF, ça résonnait chez moi. L’emballement du climat m’interpelle énormément. J’ai vraiment l’impression qu’on ne prend pas encore assez toute la mesure de ce qui peut arriver dans peu de temps. Sans plan de carrière, en 2012, je me suis présenté pour Ecolo à la Province, et cela a été un élément déclencheur. Avoir siégé comme conseiller provincial, cela a été une bonne préparation pour mon mandat de député wallon car la Province est à cheval sur beaucoup de compétences communautaires et régionales. Je suis entré au Parlement wallon avec une grande humilité. Chaque décision a des répercussions pour nos concitoyens et cela demande un sens des responsabilités. »
CHANGEMENT DE CAP EN COURS.- « Réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, sincèrement, c’est très ambitieux. C’est possible avec de réels efforts. Malgré le covid, nous avons commencé à opérer ce changement de cap, et il fait accélérer les mesures. Cela touche la mobilité, à l’industrie, à tous les secteurs de la vie, à la façon de produire et de consommer. Je suis très satisfait de voir que d’autres niveaux de pouvoir nous rejoignent : le niveau fédéral, l’Union européenne et maintenant le Japon se sont alignés sur ces 55%. »
SAUVER DES VIES.- « Le covid, ce sont des conditions dantesques. L’urgence sanitaire est l’urgence absolue aujourd’hui. On doit sauver des vies, soulager le personnel hospitalier et les hôpitaux. Mais malgré le covid, le réchauffement climatique continue. Cet été, j’ai été frappé par le niveau de sécheresse dans les champs, comment il a affecté le travail des agriculteurs. Nous devons travailler sur les aspects climat et biodiversité, tout en veillant à ce que la transition énergétique permette la solidarité et la lutte contre les inégalités. L’éradication de la pauvreté est un projet que nous portons au niveau du Parlement wallon. Il doit rester une boussole pour nous. »
LES 4.000 KMS DE HAIES, ÇA AVANCE.- « Le projet emblématique de plantation de 4.000 kilomètres de haies ou d’un million d’arbres avance bien. La ministre Céline Tellier a directement mis en place une task force qui englobe tous les acteurs : les pépiniéristes, les milieux agricole et forestier, les parcs naturels (celui de Gaume, par exemple, plante des kilomètres de haies chaque année). Une première vague de plantations aura lieu très prochainement, et cela va s’amplifier. L’objectif tient la route, je suis optimiste. »
CULTURE ET SANTÉ PRIORITAIRES.- « Une partie des services que la Province de Luxembourg va supprimer doivent être repris par la Wallonie ou la Fédération Wallonie-Bruxelles, ceux qui sont essentiels et utiles à la société. Cette réforme des provinces est voulue par Ecolo et nous devons l’assumer. Mais nous ne souhaitons certainement pas la suppression de services qui concernent la culture ou la santé, par exemple. Ces aspects doivent être mieux soutenus à l’avenir en province de Luxembourg qu’ils ne l’ont été dans le passé. Les subsides reçus par les acteurs culturels luxembourgeois étaient scandaleux par rapport à ce que reçoivent les autres provinces wallonnes. Cela dépend aussi des projets et on doit amplifier notre capacité, en province, à mener des projets. »
UNE VISION GLOBALE POUR LES SOINS DE SANTÉ.- « Conserver cinq centres hospitaliers en province de Luxembourg, ce n’est pas tenable avec le financement prévu par l’INAMI. Une restructuration était nécessaire. Mais Ecolo n’a jamais fait mystère du fait que nous sommes opposés à l’implantation d’un centre hospitalier à Habay-Houdemont et à son gigantisme. La localisation est mauvaise du point de vue de l’aménagement du territoire. En revanche, je suis un fervent partisan du soutien et de l’investissement dans le secteur hospitalier. On doit conserver des soins hospitaliers de qualité en province de Luxembourg. Il faut aussi se soucier de la première ligne. On a vu comment les généralistes sont confrontés au problème du Covid. Ce qu’on leur a demandé était presque inhumain. Revaloriser le métier d’infirmier est une évidence depuis des années et cela éclate au grand jour aujourd’hui. On a besoin d’une vision globale. Houdemont ne va pas régler tous les problèmes, mais va malheureusement demander des moyens financiers très importants. Que le projet ne soit pas maîtrisé au plan financier est une vraie crainte. Et ce sont des moyens qui ne seront pas dévolus pour répondre à d’autres besoins du secteur des soins de santé. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Jean-Philippe Florent : « L’urgence sanitaire<br />est l’urgence absolue aujourd’hui »</b>
<p><b>Jean-Philippe Florent est le premier député régional d’Ecolo Luxembourg. Il siège au Parlement wallon depuis un an et demi. Comment le travail des députés se poursuit-il en pleine crise Covid-19 ? Comment rendre compatibles les réponses à l’urgence sanitaire et celles à l’urgence climatique ? Que pense le député Florent des suppressions de services annoncés ces jours-ci par la Province de Luxembourg ? Morceaux choisis, extraits de son passage dans l’émission « 7 entre nous » que vous pouvez par ailleurs écouter en intégrale.</b></p>

<p><b>DE BEAUX PROJETS AVEC DES GENS INTÉRESSANTS.-</b> « A la fin de ma rhéto, je ne savais pas bien ce que je voulais faire. Les questions politiques en général m’intéressaient énormément. A la maison, on était très influencés par la presse. J’ai adoré mes années d’études de journalisme à l’IHECS. J’ai aussi aimé me confronter au métier de journaliste, que j’ai exercé pendant quelques mois seulement et qui est en relation avec toute la société, de la politique au sport, à la culture, aux associations, à la société civile,… La valeur des différentes expériences de ma vie professionnelle, c’est les collègues. Ma drogue à moi, c’est d’avoir de beaux projets avec des gens intéressants. »</p>
<p><b>HUMILITÉ ET SENS DES RESPONSABILITÉS.-</b> « Tout petit, j’ai été sensibilisé à la question de l’environnement. Je recevais la revue du WWF, ça résonnait chez moi. L’emballement du climat m’interpelle énormément. J’ai vraiment l’impression qu’on ne prend pas encore assez toute la mesure de ce qui peut arriver dans peu de temps. Sans plan de carrière, en 2012, je me suis présenté pour Ecolo à la Province, et cela a été un élément déclencheur. Avoir siégé comme conseiller provincial, cela a été une bonne préparation pour mon mandat de député wallon car la Province est à cheval sur beaucoup de compétences communautaires et régionales. Je suis entré au Parlement wallon avec une grande humilité. Chaque décision a des répercussions pour nos concitoyens et cela demande un sens des responsabilités. »</p>
<p><b>CHANGEMENT DE CAP EN COURS.-</b> « Réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, sincèrement, c’est très ambitieux. C’est possible avec de réels efforts. Malgré le covid, nous avons commencé à opérer ce changement de cap, et il fait accélérer les mesures. Cela touche la mobilité, à l’industrie, à tous les secteurs de la vie, à la façon de produire et de consommer. Je suis très satisfait de voir que d’autres niveaux de pouvoir nous rejoignent : le niveau fédéral, l’Union européenne et maintenant le Japon se sont alignés sur ces 55%. »</p>
<p><b>SAUVER DES VIES.-</b> « Le covid, ce sont des conditions dantesques. L’urgence sanitaire est l’urgence absolue aujourd’hui. On doit sauver des vies, soulager le personnel hospitalier et les hôpitaux. Mais malgré le covid, le réchauffement climatique continue. Cet été, j’ai été frappé par le niveau de sécheresse dans les champs, comment il a affecté le travail des agriculteurs. Nous devons travailler sur les aspects climat et biodiversité, tout en veillant à ce que la transition énergétique permette la solidarité et la lutte contre les inégalités. L’éradication de la pauvreté est un projet que nous portons au niveau du Parlement wallon. Il doit rester une boussole pour nous. »</p>
<p><b>LES 4.000 KMS DE HAIES, ÇA AVANCE.-</b> « Le projet emblématique de plantation de 4.000 kilomètres de haies ou d’un million d’arbres avance bien. La ministre Céline Tellier a directement mis en place une task force qui englobe tous les acteurs : les pépiniéristes, les milieux agricole et forestier, les parcs naturels (celui de Gaume, par exemple, plante des kilomètres de haies chaque année). Une première vague de plantations aura lieu très prochainement, et cela va s’amplifier. L’objectif tient la route, je suis optimiste. »</p>
<p><b>CULTURE ET SANTÉ PRIORITAIRES.-</b> « Une partie des services que la Province de Luxembourg va supprimer doivent être repris par la Wallonie ou la Fédération Wallonie-Bruxelles, ceux qui sont essentiels et utiles à la société. Cette réforme des provinces est voulue par Ecolo et nous devons l’assumer. Mais nous ne souhaitons certainement pas la suppression de services qui concernent la culture ou la santé, par exemple. Ces aspects doivent être mieux soutenus à l’avenir en province de Luxembourg qu’ils ne l’ont été dans le passé. Les subsides reçus par les acteurs culturels luxembourgeois étaient scandaleux par rapport à ce que reçoivent les autres provinces wallonnes. Cela dépend aussi des projets et on doit amplifier notre capacité, en province, à mener des projets. »</p>
<p><b>UNE VISION GLOBALE POUR LES SOINS DE SANTÉ.-</b> « Conserver cinq centres hospitaliers en province de Luxembourg, ce n’est pas tenable avec le financement prévu par l’INAMI. Une restructuration était nécessaire. Mais Ecolo n’a jamais fait mystère du fait que nous sommes opposés à l’implantation d’un centre hospitalier à Habay-Houdemont et à son gigantisme. La localisation est mauvaise du point de vue de l’aménagement du territoire. En revanche, je suis un fervent partisan du soutien et de l’investissement dans le secteur hospitalier. On doit conserver des soins hospitaliers de qualité en province de Luxembourg. Il faut aussi se soucier de la première ligne. On a vu comment les généralistes sont confrontés au problème du Covid. Ce qu’on leur a demandé était presque inhumain. Revaloriser le métier d’infirmier est une évidence depuis des années et cela éclate au grand jour aujourd’hui. On a besoin d’une vision globale. Houdemont ne va pas régler tous les problèmes, mais va malheureusement demander des moyens financiers très importants. Que le projet ne soit pas maîtrisé au plan financier est une vraie crainte. Et ce sont des moyens qui ne seront pas dévolus pour répondre à d’autres besoins du secteur des soins de santé. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 05:09:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Stedo</title>
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      <description>Stedo : «  Découvrez de nouveaux auteurs de BD, ils en ont bien besoin »
« Sauve qui peut », c’est le titre du nouvel album des Pompiers, une série BD qui cartonne en librairie et qui en est déjà à son 20e tome. Son dessinateur, Stéphane Dauvin, alias Stedo, habite à Fays-les-Veneurs, dans la commune de Paliseul dont il est par ailleurs échevin. Il était notre invité dans « 7 entre nous ». Extraits de son interview dont on peut retrouver l’intégrale en podcast. 
DESSINATEUR DE BD, SON RÊVE D’ENFANT.- « A Paliseul, quand j’étais petit, il n’y avait pas grand-chose à faire. J’étais assez solitaire comme garçon. Vers 5-6 ans, j’ai commencé à dessiner. Je dessinais beaucoup dans ma chambre. Sinon, il y avait le foot pour le côté plus collectif. C’est un sport que j’adorais. Et puis, je lisais énormément, surtout les grands classiques de l’époque, Tintin, Astérix, Lucky Luke. J’ai lu des tonnes et des tonnes de Bob et Bobette. Depuis mes six ans, j’ai envie de devenir dessinateur de BD. Je n’étais pas sûr d’y arriver, mais c’est ce que je voulais. »
PREMIÈRES ARMES DANS SPIROU.- « Après mes études à Saint-Luc à Liège, je savais déjà vers quel type de bande dessinée je souhaitais me diriger. J’étais assez classique dans mes goûts, et j’ai décidé de contacter Dupuis et Fluide Glacial. J’ai fait mes premières armes dans Spirou. Au début, ce n’était pas évident. Je n’avais pas énormément de boulot. Je vivais encore chez mes parents, mais après un moment, mon père m’a dit : « C’est bien gentil, tes petits Mickey, mais tu vas aller travailler, maintenant ! » Je me suis retrouvé pendant deux ou trois mois chez L’Oréal dans les shampoings et les teintures. Et un dimanche matin, le rédac’chef de Spirou est venu chez mes parents et il m’a proposé deux planches par semaine pendant un an. Cela m’a permis d’en vivre, et j’ai abandonné les colorations. »
AVEC UN PAPA POMPIER.- « En discutant au téléphone avec Olivier Sulpice, le directeur de la maison d’édition Bamboo, je lui ai expliqué que mon papa était pompier. Il a proposé spontanément qu’on lance une série sur ce sujet. Je n’ai même pas fait une page d’essai. Je ne connaissais pas le scénariste, Christophe Cazenove, et on a travaillé à distance pendant un an. Habituellement, ça ne se passe pas comme ça. Il faut monter un dossier d’une dizaine de pages, avec un argumentaire. Ça a démarré presque par hasard et je suis le premier surpris que ça continue encore vingt ans après. »
TRAVAIL À DISTANCE AVEC LE SCÉNARISTE.- « Avec Christophe Cazenove, le scénariste, on a pris le parti dès le début de ne pas nous inspirer d’histoires que des pompiers pourraient nous raconter. Ce qu’ils vivent est parfois drôle, mais aussi parfois glauque ou triste. Nous voulons faire une BD tous publics, pas uniquement aux pompiers ; il faut que tout le monde puisse être intéressé. Avec Cazenove, après vingt ans de travail en commun, on se comprend tout de suite. La distance qui nous sépare n’est absolument pas gênante. C’est un super professionnel qui travaille avec plein de dessinateurs. C’est le nouveau Raoul Cauvin de la BD. »
UN SUJET SÉRIEUX, DES GAGS RIGOLOS.- « Le thème du nouvel album, Sauve qui peut, est la violence à laquelle les pompiers sont de plus en plus souvent confrontés lors de leurs interventions. C’est un phénomène qui s’aggrave. Je me demandais comment Christophe Cazenove allait s’en sortir pour traiter ce sujet avec humour. Il y a un fond sérieux mais les gags sont quand même rigolos. Le message passe sur le ton de l’humour. »
DES AUTEURS DANS LA DÈCHE.- « Je me rends compte de la chance que j’ai de pouvoir vivre de mon métier de dessinateur BD. J’ai une série, Les Pompiers, qui tourne bien, et je touche des droits d’auteur. J’ai un éditeur qui suis mes projets et qui les défends. Mais pour beaucoup d’auteurs qui s’auto-éditent, c’est très compliqué actuellement. Ils vendent leurs albums surtout en festival, mais pour l’instant, il n’y a plus de festival. Beaucoup de copains auteurs sont dans la dèche. Il faut que les gens achètent des bandes dessinées, pas forcément les plus connues. Découvrez des auteurs que vous ne connaissez pas, ils en ont besoin. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Stedo : «  Découvrez de nouveaux auteurs de BD, ils en ont bien besoin »</b>
<p><b>« Sauve qui peut », c’est le titre du nouvel album des Pompiers, une série BD qui cartonne en librairie et qui en est déjà à son 20e tome. Son dessinateur, Stéphane Dauvin, alias Stedo, habite à Fays-les-Veneurs, dans la commune de Paliseul dont il est par ailleurs échevin. Il était notre invité dans « 7 entre nous ». Extraits de son interview dont on peut retrouver l’intégrale en podcast. </b></p>
<p><b>DESSINATEUR DE BD, SON RÊVE D’ENFANT.-</b> « A Paliseul, quand j’étais petit, il n’y avait pas grand-chose à faire. J’étais assez solitaire comme garçon. Vers 5-6 ans, j’ai commencé à dessiner. Je dessinais beaucoup dans ma chambre. Sinon, il y avait le foot pour le côté plus collectif. C’est un sport que j’adorais. Et puis, je lisais énormément, surtout les grands classiques de l’époque, Tintin, Astérix, Lucky Luke. J’ai lu des tonnes et des tonnes de Bob et Bobette. Depuis mes six ans, j’ai envie de devenir dessinateur de BD. Je n’étais pas sûr d’y arriver, mais c’est ce que je voulais. »</p>
<p><b>PREMIÈRES ARMES DANS SPIROU.-</b> « Après mes études à Saint-Luc à Liège, je savais déjà vers quel type de bande dessinée je souhaitais me diriger. J’étais assez classique dans mes goûts, et j’ai décidé de contacter Dupuis et Fluide Glacial. J’ai fait mes premières armes dans Spirou. Au début, ce n’était pas évident. Je n’avais pas énormément de boulot. Je vivais encore chez mes parents, mais après un moment, mon père m’a dit : « C’est bien gentil, tes petits Mickey, mais tu vas aller travailler, maintenant ! » Je me suis retrouvé pendant deux ou trois mois chez L’Oréal dans les shampoings et les teintures. Et un dimanche matin, le rédac’chef de Spirou est venu chez mes parents et il m’a proposé deux planches par semaine pendant un an. Cela m’a permis d’en vivre, et j’ai abandonné les colorations. »</p>
<p><b>AVEC UN PAPA POMPIER.-</b> « En discutant au téléphone avec Olivier Sulpice, le directeur de la maison d’édition Bamboo, je lui ai expliqué que mon papa était pompier. Il a proposé spontanément qu’on lance une série sur ce sujet. Je n’ai même pas fait une page d’essai. Je ne connaissais pas le scénariste, Christophe Cazenove, et on a travaillé à distance pendant un an. Habituellement, ça ne se passe pas comme ça. Il faut monter un dossier d’une dizaine de pages, avec un argumentaire. Ça a démarré presque par hasard et je suis le premier surpris que ça continue encore vingt ans après. »</p>
<p><b>TRAVAIL À DISTANCE AVEC LE SCÉNARISTE.-</b> « Avec Christophe Cazenove, le scénariste, on a pris le parti dès le début de ne pas nous inspirer d’histoires que des pompiers pourraient nous raconter. Ce qu’ils vivent est parfois drôle, mais aussi parfois glauque ou triste. Nous voulons faire une BD tous publics, pas uniquement aux pompiers ; il faut que tout le monde puisse être intéressé. Avec Cazenove, après vingt ans de travail en commun, on se comprend tout de suite. La distance qui nous sépare n’est absolument pas gênante. C’est un super professionnel qui travaille avec plein de dessinateurs. C’est le nouveau Raoul Cauvin de la BD. »</p>
<p><b>UN SUJET SÉRIEUX, DES GAGS RIGOLOS.-</b> « Le thème du nouvel album, Sauve qui peut, est la violence à laquelle les pompiers sont de plus en plus souvent confrontés lors de leurs interventions. C’est un phénomène qui s’aggrave. Je me demandais comment Christophe Cazenove allait s’en sortir pour traiter ce sujet avec humour. Il y a un fond sérieux mais les gags sont quand même rigolos. Le message passe sur le ton de l’humour. »</p>
<p><b>DES AUTEURS DANS LA DÈCHE.-</b> « Je me rends compte de la chance que j’ai de pouvoir vivre de mon métier de dessinateur BD. J’ai une série, Les Pompiers, qui tourne bien, et je touche des droits d’auteur. J’ai un éditeur qui suis mes projets et qui les défends. Mais pour beaucoup d’auteurs qui s’auto-éditent, c’est très compliqué actuellement. Ils vendent leurs albums surtout en festival, mais pour l’instant, il n’y a plus de festival. Beaucoup de copains auteurs sont dans la dèche. Il faut que les gens achètent des bandes dessinées, pas forcément les plus connues. Découvrez des auteurs que vous ne connaissez pas, ils en ont besoin. »<br /><br /></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2020 09:37:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Mélissa Hanus</title>
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      <description>Mélissa Hanus : « Je suis conscienteque mon parcours est atypique »
A 28 ans, Mélissa Hanus est échevine dans la commune d’Etalle, elle est députée fédérale et elle est présidente provinciale du Parti socialiste. Son avancée est spectaculaire. Elle s’est confiée dans « 7 entre nous ». Voici quelques extraits de son interview sur 7 FM.
LES VALEURS D’UNE FAMILLE NOMBREUSE.- « Avoir grandi dans une famille aussi nombreuse, avec huit frères et sœurs, dans une condition qui était plutôt modeste, fait partie de mon identité. Depuis que je suis petite, je suis consciente que l’entraide, la solidarité, le fait de pouvoir compter les uns sur les autres, sont des valeurs fondamentales et nécessaires pour pouvoir évoluer dans la vie. Bien heureusement, nous avons une excellente entente entre l’ensemble de mes frères et sœurs. Avec la Covid, évidemment, nous sommes fortement séparés, vu la troupe que nous sommes. En général, j’attends les fêtes de fin d’année avec impatience. Ici, on verra quelles conditions adopter vu les conditions sanitaires. »
UN PARCOURS ATYPIQUE.- « Quand, de première échevine à Etalle, je suis devenue directement candidate tête de liste du PS aux élections fédérales, les journaux ont titré « Ascension fulgurante ». Je conviens que c’est un parcours atypique au plan politique. Mais la question de la rapidité n’est pas primordiale. Ce qui est essentiel, c’est d’être à la bonne place, au bon moment et de s’y sentir bien. Philippe Courard m’a vraiment donné ma chance. A l’époque, ce n’était pas forcément évident au niveau du PS Luxembourg. Nous avions eu des départs de bourgmestres et de personnes importantes de notre parti.»
REDONNER ESPOIR AUX CITOYENS.- « Le renouveau, tel que je le vois, c’est surtout de redonner de l’espoir aux citoyens. Pour atteindre cet objectif, je mets en place une méthodologie pour restructurer le mouvement. Avec le coronavirus et la crise politique, on a vu clairement une distanciation très forte entre le citoyen et le monde politique. »
LE TANDEM HANUS-COURARD.- « Le tandem que je forme avec Philippe Courard fonctionne admirablement bien.  Il est toujours à mes côtés quand j’ai besoin de lui, ou pour me remplacer si je suis indisponible. C’est une collaboration qui fonctionne en toute franchise et en toute solidarité. »
LES DISCOURS TERRIBLEMENT DURS DU VLAAMS BELANG .- « Au Parlement fédéral, côtoyer ainsi le Vlaams Belang me met très mal à l’aise, d’autant que comme plus jeune députée de Belgique, je suis assistante de la Présidente de la Chambre, et que l’autre jeune député est Dries Van Langenhove, le leader du mouvement extrémiste Schild en Vrienden. Depuis que je siège à la Chambre, je suis frappée par les discours terriblement durs propagés par des élus du Vlaams Belang. S’ils étaient répercutés dans l’espace francophone, ils seraient carrément inaudibles. »
FAIRE AVANCER DES DOSSIERS POUR LE LUXEMBOURG.- « J’avoue que je craignais un peu l’issue des négociations gouvernementales car ce n’est pas évident quand on doit discuter entre plusieurs partis. Personnellement, je suis extrêmement satisfaite des avancées que nous avons obtenues. Une touche socialiste dont je suis très fière, c’est qu’on ait décidé de relever les pensions minimales. Il y a aussi le refinancement de la SNCB. Pour moi qui siège en commission « mobilité », c’était un sujet fondamental. Maintenant que le gouvernement est sur les rails, il y a beaucoup de choses à obtenir pour les Luxembourgeois. J’ai demandé au secrétaire fédéral du PS luxembourgeois d’inventorier l’ensemble des dossiers qui concernent le fédéral et il va falloir les faire gagner de l’intérieur du gouvernement. C’est ma responsabilité. Ça concerne la mobilité, les zones blanches, le déploiement économique et l’emploi. Le fait que Pierre-Yves Dermagne est en charge de ces matières-ci est un atout important. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Mélissa Hanus : « Je suis consciente<br />que mon parcours est atypique »</b>
<p><b>A 28 ans, Mélissa Hanus est échevine dans la commune d’Etalle, elle est députée fédérale et elle est présidente provinciale du Parti socialiste. Son avancée est spectaculaire. Elle s’est confiée dans « 7 entre nous ». Voici quelques extraits de son interview sur 7 FM.</b></p>
<p><b>LES VALEURS D’UNE FAMILLE NOMBREUSE.-</b> « Avoir grandi dans une famille aussi nombreuse, avec huit frères et sœurs, dans une condition qui était plutôt modeste, fait partie de mon identité. Depuis que je suis petite, je suis consciente que l’entraide, la solidarité, le fait de pouvoir compter les uns sur les autres, sont des valeurs fondamentales et nécessaires pour pouvoir évoluer dans la vie. Bien heureusement, nous avons une excellente entente entre l’ensemble de mes frères et sœurs. Avec la Covid, évidemment, nous sommes fortement séparés, vu la troupe que nous sommes. En général, j’attends les fêtes de fin d’année avec impatience. Ici, on verra quelles conditions adopter vu les conditions sanitaires. »</p>
<p><b>UN PARCOURS ATYPIQUE.- </b>« Quand, de première échevine à Etalle, je suis devenue directement candidate tête de liste du PS aux élections fédérales, les journaux ont titré « Ascension fulgurante ». Je conviens que c’est un parcours atypique au plan politique. Mais la question de la rapidité n’est pas primordiale. Ce qui est essentiel, c’est d’être à la bonne place, au bon moment et de s’y sentir bien. Philippe Courard m’a vraiment donné ma chance. A l’époque, ce n’était pas forcément évident au niveau du PS Luxembourg. Nous avions eu des départs de bourgmestres et de personnes importantes de notre parti.»</p>
<p><b>REDONNER ESPOIR AUX CITOYENS.-</b> « Le renouveau, tel que je le vois, c’est surtout de redonner de l’espoir aux citoyens. Pour atteindre cet objectif, je mets en place une méthodologie pour restructurer le mouvement. Avec le coronavirus et la crise politique, on a vu clairement une distanciation très forte entre le citoyen et le monde politique. »</p>
<p><b>LE TANDEM HANUS-COURARD.-</b> « Le tandem que je forme avec Philippe Courard fonctionne admirablement bien.  Il est toujours à mes côtés quand j’ai besoin de lui, ou pour me remplacer si je suis indisponible. C’est une collaboration qui fonctionne en toute franchise et en toute solidarité. »</p>
<p><b>LES DISCOURS TERRIBLEMENT DURS DU VLAAMS BELANG .-</b> « Au Parlement fédéral, côtoyer ainsi le Vlaams Belang me met très mal à l’aise, d’autant que comme plus jeune députée de Belgique, je suis assistante de la Présidente de la Chambre, et que l’autre jeune député est Dries Van Langenhove, le leader du mouvement extrémiste Schild en Vrienden. Depuis que je siège à la Chambre, je suis frappée par les discours terriblement durs propagés par des élus du Vlaams Belang. S’ils étaient répercutés dans l’espace francophone, ils seraient carrément inaudibles. »</p>
<p><b>FAIRE AVANCER DES DOSSIERS POUR LE LUXEMBOURG.-</b> « J’avoue que je craignais un peu l’issue des négociations gouvernementales car ce n’est pas évident quand on doit discuter entre plusieurs partis. Personnellement, je suis extrêmement satisfaite des avancées que nous avons obtenues. Une touche socialiste dont je suis très fière, c’est qu’on ait décidé de relever les pensions minimales. Il y a aussi le refinancement de la SNCB. Pour moi qui siège en commission « mobilité », c’était un sujet fondamental. Maintenant que le gouvernement est sur les rails, il y a beaucoup de choses à obtenir pour les Luxembourgeois. J’ai demandé au secrétaire fédéral du PS luxembourgeois d’inventorier l’ensemble des dossiers qui concernent le fédéral et il va falloir les faire gagner de l’intérieur du gouvernement. C’est ma responsabilité. Ça concerne la mobilité, les zones blanches, le déploiement économique et l’emploi. Le fait que Pierre-Yves Dermagne est en charge de ces matières-ci est un atout important. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 21 Oct 2020 14:19:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Goldaze</title>
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      <description>« Mon nouveau single, un rayon de soleil »

Brice Plainchamp est régisseur au centre culturel de Rossignol-Tintigny. Mais c’est sous le nom de Goldaze que ce Gaumais mène son projet de producteur et DJ. Il vient de sortir un nouveau single, « Lose It ». Invité de « 7 entre nous », il nous parle de ses projets, des perturbations dues à la crise sanitaire, mais aussi de Michael Jackson et de son enfance à Bellefontaine. Extraits de l’émission de 7FM.
 
MICHAEL JACKSON INDÉTRONABLE.- « Thriller, de Michael Jackson, est mon premier souvenir musical. Quand j’étais gamin, je regardais une émission musicale à la télé française le samedi matin. Ce clip m’a marqué car il y avait une mise en scène d’environ 9 minutes. D’un point de vue musical, Michael Jackson reste indétrônable, c’est le roi de la pop. Et pour le clin d’œil, il est né un 29 août… comme moi. »
FASCINÉ PAR LA SCÈNE.- « Mon enfance s’est passée en Gaume, à Bellefontaine. J’ai toujours été passionné par la musique et fasciné par la scène. J’ai toujours voulu jouer d’un instrument, je m’y suis mis à l’âge de 15 ans, pas plus tôt. Je suis issu d’une famille d’agriculteurs, mes parents m’encouragent maintenant à faire ce que j’aime, mais quand j’étais petit, ce n’était pas forcément le chemin tout tracé. Dans le milieu du spectacle, j’ai l’impression d’être dans le monde qui me convient le mieux. Par mon travail de régisseur au centre culturel de Rossignol-Tintigny, j’adore me mettre au service des artistes. Que ce soit sur scène avec mon projet Goldaze ou derrière ma console son et lumières pour mettre en valeur des comédiens ou des musiciens, c’est ça, ma vie. »
FLORENT BRACK ET KID NOIZE, DEUX BELLES RENCONTRES.- « Dans mon projet Goldaze, je me considère d’abord comme DJ-producteur avec un penchant pour la production et le mix en studio. Par rapport à d’autres, je me produis moins, mais j’apprécie de monter sur scène. Le projet a démarré fort, en 2016, avec le single Lights of my Hometown que j’ai sorti avec Florent Brack qui venait de remporter la saison 4 de The Voice. J’avais composé un morceau avec une belle fraîcheur. Et ce fut une belle rencontre avec Florent, une belle collaboration avec mon ami Thomas Robert. Ce fut aussi la rencontre avec Kid Noize car j’avais signé sous son label. C’est un super souvenir avec des radios, des dates qui ont suivi… »
TRAVAILLER AVEC DES ARTISTES D’ICI.- « A chaque single, j’amène une voix différente. Cela passe notamment par des collaborations par internet. C’est parfois un peu frustrant et artificiel de travailler ainsi, mais ça permet des choses un peu folles et de contacter des gens qu’on n’aurait jamais pu rencontrer. Dans les échanges de mails ou autres, ce n’est pas toujours évident de pouvoir s’exprimer avec toutes les subtilités de manière précise. J’ai envie de me recentrer et de trouver des artistes en Wallonie et à Bruxelles ; j’ai repéré des voix, des artistes, y compris en province de Luxembourg, avec lesquels j’ai vraiment envie de travailler. »
LOSE IT, UN RAYON DE SOLEIL.- « J’ai réalisé mon nouveau single, Lose It, avec une chanteuse italienne, Alexia Labat. Elle a prêté sa voix, et elle a travaillé sur les paroles et la mélodie. Ce morceau, qui était en préparation depuis un petit temps, sort à un moment où on ne peut plus faire la fête et rassembler. Lose It prône l’idée de lâcher prise, de se laisser aller. J’espère qu’il apportera de la joie à ceux qui l’écouteront et que ce sera un rayon de soleil dans cette époque qui met à mal nos relations sociales. Avec la crise Covid, j’ai eu trois dates de scènes qui ont été supprimées cet été, dont un festival où je devais rejouer avec Henri PFR, deux ans après avoir fait sa première partie devant 4.000 personnes au Méga plein air de Dampicourt. J’espère qu’on trouvera une solution au virus au plus vite pour que les choses puissent revenir à la normale. « </description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>« Mon nouveau single, un rayon de soleil »</b>

<p><b>Brice Plainchamp est régisseur au centre culturel de Rossignol-Tintigny. Mais c’est sous le nom de Goldaze que ce Gaumais mène son projet de producteur et DJ. Il vient de sortir un nouveau single, « Lose It ». Invité de « 7 entre nous », il nous parle de ses projets, des perturbations dues à la crise sanitaire, mais aussi de Michael Jackson et de son enfance à Bellefontaine. Extraits de l’émission de 7FM.</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>MICHAEL JACKSON INDÉTRONABLE.-</b> « Thriller, de Michael Jackson, est mon premier souvenir musical. Quand j’étais gamin, je regardais une émission musicale à la télé française le samedi matin. Ce clip m’a marqué car il y avait une mise en scène d’environ 9 minutes. D’un point de vue musical, Michael Jackson reste indétrônable, c’est le roi de la pop. Et pour le clin d’œil, il est né un 29 août… comme moi. »</p>
<p><b>FASCINÉ PAR LA SCÈNE.-</b> « Mon enfance s’est passée en Gaume, à Bellefontaine. J’ai toujours été passionné par la musique et fasciné par la scène. J’ai toujours voulu jouer d’un instrument, je m’y suis mis à l’âge de 15 ans, pas plus tôt. Je suis issu d’une famille d’agriculteurs, mes parents m’encouragent maintenant à faire ce que j’aime, mais quand j’étais petit, ce n’était pas forcément le chemin tout tracé. Dans le milieu du spectacle, j’ai l’impression d’être dans le monde qui me convient le mieux. Par mon travail de régisseur au centre culturel de Rossignol-Tintigny, j’adore me mettre au service des artistes. Que ce soit sur scène avec mon projet Goldaze ou derrière ma console son et lumières pour mettre en valeur des comédiens ou des musiciens, c’est ça, ma vie. »</p>
<p><b>FLORENT BRACK ET KID NOIZE, DEUX BELLES RENCONTRES.-</b> « Dans mon projet Goldaze, je me considère d’abord comme DJ-producteur avec un penchant pour la production et le mix en studio. Par rapport à d’autres, je me produis moins, mais j’apprécie de monter sur scène. Le projet a démarré fort, en 2016, avec le single Lights of my Hometown que j’ai sorti avec Florent Brack qui venait de remporter la saison 4 de The Voice. J’avais composé un morceau avec une belle fraîcheur. Et ce fut une belle rencontre avec Florent, une belle collaboration avec mon ami Thomas Robert. Ce fut aussi la rencontre avec Kid Noize car j’avais signé sous son label. C’est un super souvenir avec des radios, des dates qui ont suivi… »</p>
<p><b>TRAVAILLER AVEC DES ARTISTES D’ICI.-</b> « A chaque single, j’amène une voix différente. Cela passe notamment par des collaborations par internet. C’est parfois un peu frustrant et artificiel de travailler ainsi, mais ça permet des choses un peu folles et de contacter des gens qu’on n’aurait jamais pu rencontrer. Dans les échanges de mails ou autres, ce n’est pas toujours évident de pouvoir s’exprimer avec toutes les subtilités de manière précise. J’ai envie de me recentrer et de trouver des artistes en Wallonie et à Bruxelles ; j’ai repéré des voix, des artistes, y compris en province de Luxembourg, avec lesquels j’ai vraiment envie de travailler. »</p>
<p><b>LOSE IT, UN RAYON DE SOLEIL.-</b> « J’ai réalisé mon nouveau single, Lose It, avec une chanteuse italienne, Alexia Labat. Elle a prêté sa voix, et elle a travaillé sur les paroles et la mélodie. Ce morceau, qui était en préparation depuis un petit temps, sort à un moment où on ne peut plus faire la fête et rassembler. Lose It prône l’idée de lâcher prise, de se laisser aller. J’espère qu’il apportera de la joie à ceux qui l’écouteront et que ce sera un rayon de soleil dans cette époque qui met à mal nos relations sociales. Avec la crise Covid, j’ai eu trois dates de scènes qui ont été supprimées cet été, dont un festival où je devais rejouer avec Henri PFR, deux ans après avoir fait sa première partie devant 4.000 personnes au Méga plein air de Dampicourt. J’espère qu’on trouvera une solution au virus au plus vite pour que les choses puissent revenir à la normale. « </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 14 Oct 2020 09:25:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Saule</title>
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      <description>« En Gaume, j’écoute le silence »
Saule sortira un nouvel album en janvier prochain. Un premier extrait rayonne déjà : un superbe duo avec Alice on the Roof, « Mourir plutôt crever ». Saule habite désormais en Gaume, une terre où, plus jeune, il est venu en vacances au camping de Sainte-Cécile. Aujourd’hui, il y savoure le repos, en contraste avec la vie d’artiste qui le comble par ailleurs. Car il goûte aussi à l’ivresse des concerts et des rencontres avec le public. Morceaux choisis dans la longue interview qu’il a accordée à 7 FM en invité de « 7 entre nous »,
LA GAUME, UN ENDROIT MAGIQUE.- « Je suis venu en Gaume quand j’étais scout, et puis surtout il y a une quinzaine d’années où on allait en vacances en famille au camping de Sainte-Cécile, un petit camping super sympa le long de la Semois. L’endroit est assez magique. J’ai toujours adoré la Gaume, une région à part. »
UN CONCERT FOU AUX ARALUNAIRES.- « Un concert qui m’a halluciné et qui reste dans le top 5 de tous mes concerts, c’était aux Aralunaires à Arlon dans une cage d’escalier. Un truc de fou, tout à fait atypique ! J’étais tout en bas, l’escalier était en colimaçon, le public était au-dessus de moi. Le lendemain, j’avais un torticolis parce que j’avais passé toute la soirée à regarder les gens au-dessus de moi. Je n’avais jamais fait un concert où le public m’entourait comme ça en hauteur. C’était absolument génial, ça m’a même inspiré ensuite de faire un concert qui s’est appelé « Le Tour no tour de Saule » où j’étais au milieu et les gens autour de moi ».
LE BONHEUR D’ÉCOUTER LE SILENCE.- « Avant, je vivais à Bruxelles et tout était plus proche. Ma maison de disques est sur Bruxelles, on va à Paris en Thalys en 1h10, c’est quand même plus pratique qu’ici. Mais je me suis vite rendu compte que même si les trajets allaient me prendre plus de temps, ce que me manquait le plus, quand je ne suis pas en concert, en studio, en répét’ ou en promo, c’était mon confort de vie, le repos. Je suis tout le temps en train de turbiner. Quand je rentrais dans mon appartement à Bruxelles, je n’étais pas dans le calme. Il y avait les trams, les métros, les bagnoles… une espèce de stress permanent. J’avais l’impression de ne jamais goûter au repos. Ici, en Gaume, je me pose parfois dans le jardin avec mon chérie et je lui dis « Écoute ». Écouter quoi, me demande-t-elle. Rien, le silence… »
CHARLIE WINSTON, UN VRAI AMI.- « L’amitié avec Charlie Winston était déjà là avant qu’on fasse Dusty Men ensemble. Elle s’est consolidée parce que, outre notre duo, Charlie a produit l’album Géant, et ce fut un superbe prétexte pour apprendre à se connaître de plus en plus. Aujourd’hui, Charlie est vraiment un ami à moi. »
JOUER EN PUBLIC, C’EST L’IVRESSE.- « Avec le confinement, j’étais comme un lion en cage. Je n’en pouvais plus de ne pas jouer. Heureusement, certains organisateurs ont commencé à se casser la tête. Ils ont prévenu les artistes que ce serait des petites jauges, qu’il n’y aurait pas les cachets habituels, que les contraintes sécuritaires seraient fortes, mais ils pouvaient offrir l’opportunité de faire des concerts. J’ai toujours dit que peu importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse. Aller jouer, renouer avec le public, c’était l’ivresse pour moi. Et si le flacon est plus petit pour le moment, on s’en contente. C’est vital aussi pour les gens d’accéder à la culture, on les en a privés trop longtemps. Il faut de la culture vivante, pas que Spotify et Youtube. Avec ce qu’on traverse, l’art a plus que jamais une place majeure pour insuffler du positif, de la dérision, de l’imagination. Les gens sont dans une espèce de marasme, une forme de phobie ambiante a été créée. Il faut évidemment vivre avec certaines réalités, mais il y a énormément d’exagération et de climat de peur. J’ai pu faire une petite dizaine de concerts cet été, dans des lieux complètement improbables, et c’était très chouette. Qu’il y ait 10 personnes, 100 ou 50.000, j’y vais avec la même fougue ! ».
LE NOUVEL ALBUM, UNE AVENTURE HUMAINE.- « Mon nouvel album sortira fin janvier. Au départ, j’ai été enregistré douze titres à Paris avec mes musiciens. Quand je suis rentré chez moi avec mes douze chansons, je me suis dit que ce n’était pas mon album. Ça ne remettait pas en question les musiciens et les gars avec qui j’avais travaillé, mais en termes d’écriture, je m’étais assis dans quelque chose de confortable. Il n’y avait pas cette excitation que j’ai besoin de ressentir quand je fais un disque. J’ai dû aller trouver mon label qui avait mis un gros budget sur la production de mon disque et leur expliquer que mon album n’était pas fini. Ils m’ont dit de prendre le temps nécessaire pour écrire de nouvelles chansons. Les nouveaux morceaux, je les ai faits à 100% à la maison, pas en studio. J’ai tout fait tout seul, les musiques, les arrangements… Dans cette période où je m’ennuyais un peu, j’ai eu envie de secouer le saule et d’aller à la rencontre des gens. J’ai fait deux chansons avec Puggy et Girls in Hawai qui ne chantent pas sur l’album. Je fais un duo avec Cali, un autre avec Alice on the Roof ; j’ai travaillé avec DJ A.R.T. et le violoniste Cédric Sottiaux ; je vais enregistrer un morceau avec Ours, le fils Souchon. Cet album est une vraie aventure humaine et musicale. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>« En Gaume, j’écoute le silence »</b>
<p>Saule sortira un nouvel album en janvier prochain. Un premier extrait rayonne déjà : un superbe duo avec Alice on the Roof, « Mourir plutôt crever ». Saule habite désormais en Gaume, une terre où, plus jeune, il est venu en vacances au camping de Sainte-Cécile. Aujourd’hui, il y savoure le repos, en contraste avec la vie d’artiste qui le comble par ailleurs. Car il goûte aussi à l’ivresse des concerts et des rencontres avec le public. Morceaux choisis dans la longue interview qu’il a accordée à 7 FM en invité de « 7 entre nous »,</p>
<p>LA GAUME, UN ENDROIT MAGIQUE.- « Je suis venu en Gaume quand j’étais scout, et puis surtout il y a une quinzaine d’années où on allait en vacances en famille au camping de Sainte-Cécile, un petit camping super sympa le long de la Semois. L’endroit est assez magique. J’ai toujours adoré la Gaume, une région à part. »</p>
<p>UN CONCERT FOU AUX ARALUNAIRES.- « Un concert qui m’a halluciné et qui reste dans le top 5 de tous mes concerts, c’était aux Aralunaires à Arlon dans une cage d’escalier. Un truc de fou, tout à fait atypique ! J’étais tout en bas, l’escalier était en colimaçon, le public était au-dessus de moi. Le lendemain, j’avais un torticolis parce que j’avais passé toute la soirée à regarder les gens au-dessus de moi. Je n’avais jamais fait un concert où le public m’entourait comme ça en hauteur. C’était absolument génial, ça m’a même inspiré ensuite de faire un concert qui s’est appelé « Le Tour no tour de Saule » où j’étais au milieu et les gens autour de moi ».</p>
<p>LE BONHEUR D’ÉCOUTER LE SILENCE.- « Avant, je vivais à Bruxelles et tout était plus proche. Ma maison de disques est sur Bruxelles, on va à Paris en Thalys en 1h10, c’est quand même plus pratique qu’ici. Mais je me suis vite rendu compte que même si les trajets allaient me prendre plus de temps, ce que me manquait le plus, quand je ne suis pas en concert, en studio, en répét’ ou en promo, c’était mon confort de vie, le repos. Je suis tout le temps en train de turbiner. Quand je rentrais dans mon appartement à Bruxelles, je n’étais pas dans le calme. Il y avait les trams, les métros, les bagnoles… une espèce de stress permanent. J’avais l’impression de ne jamais goûter au repos. Ici, en Gaume, je me pose parfois dans le jardin avec mon chérie et je lui dis « Écoute ». Écouter quoi, me demande-t-elle. Rien, le silence… »</p>
<p>CHARLIE WINSTON, UN VRAI AMI.- « L’amitié avec Charlie Winston était déjà là avant qu’on fasse Dusty Men ensemble. Elle s’est consolidée parce que, outre notre duo, Charlie a produit l’album Géant, et ce fut un superbe prétexte pour apprendre à se connaître de plus en plus. Aujourd’hui, Charlie est vraiment un ami à moi. »</p>
<p>JOUER EN PUBLIC, C’EST L’IVRESSE.- « Avec le confinement, j’étais comme un lion en cage. Je n’en pouvais plus de ne pas jouer. Heureusement, certains organisateurs ont commencé à se casser la tête. Ils ont prévenu les artistes que ce serait des petites jauges, qu’il n’y aurait pas les cachets habituels, que les contraintes sécuritaires seraient fortes, mais ils pouvaient offrir l’opportunité de faire des concerts. J’ai toujours dit que peu importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse. Aller jouer, renouer avec le public, c’était l’ivresse pour moi. Et si le flacon est plus petit pour le moment, on s’en contente. C’est vital aussi pour les gens d’accéder à la culture, on les en a privés trop longtemps. Il faut de la culture vivante, pas que Spotify et Youtube. Avec ce qu’on traverse, l’art a plus que jamais une place majeure pour insuffler du positif, de la dérision, de l’imagination. Les gens sont dans une espèce de marasme, une forme de phobie ambiante a été créée. Il faut évidemment vivre avec certaines réalités, mais il y a énormément d’exagération et de climat de peur. J’ai pu faire une petite dizaine de concerts cet été, dans des lieux complètement improbables, et c’était très chouette. Qu’il y ait 10 personnes, 100 ou 50.000, j’y vais avec la même fougue ! ».</p>
<p>LE NOUVEL ALBUM, UNE AVENTURE HUMAINE.- « Mon nouvel album sortira fin janvier. Au départ, j’ai été enregistré douze titres à Paris avec mes musiciens. Quand je suis rentré chez moi avec mes douze chansons, je me suis dit que ce n’était pas mon album. Ça ne remettait pas en question les musiciens et les gars avec qui j’avais travaillé, mais en termes d’écriture, je m’étais assis dans quelque chose de confortable. Il n’y avait pas cette excitation que j’ai besoin de ressentir quand je fais un disque. J’ai dû aller trouver mon label qui avait mis un gros budget sur la production de mon disque et leur expliquer que mon album n’était pas fini. Ils m’ont dit de prendre le temps nécessaire pour écrire de nouvelles chansons. Les nouveaux morceaux, je les ai faits à 100% à la maison, pas en studio. J’ai tout fait tout seul, les musiques, les arrangements… Dans cette période où je m’ennuyais un peu, j’ai eu envie de secouer le saule et d’aller à la rencontre des gens. J’ai fait deux chansons avec Puggy et Girls in Hawai qui ne chantent pas sur l’album. Je fais un duo avec Cali, un autre avec Alice on the Roof ; j’ai travaillé avec DJ A.R.T. et le violoniste Cédric Sottiaux ; je vais enregistrer un morceau avec Ours, le fils Souchon. Cet album est une vraie aventure humaine et musicale. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Oct 2020 13:35:00 +0000</pubDate>
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      <description>« Le succès du Pass touristisque est colossal ! »

La province de Luxembourg est une terre de repos, de nature, d’évasion. Marie-Eve Hannard est députée provinciale et elle a notamment en charge le tourisme. Il y a eu beaucoup de monde cet été dans nos forêts, dans nos restaurants, dans les gîtes… Cela a-t-il sauvé la saison des acteurs touristiques ? Invitée de « 7 entre nous », Marie-Eve Hannard tire le bilan de cet été à l’ère Covid-19 et ouvre des perspectives pour l’avenir. Extraits de l’émission de 7FM.
 
REBONDIR TRÈS VITE.- « La province de Luxembourg totalise environ 2,5 millions de nuitées par an, soit un tiers des nuitées en Wallonie. Cela procure environ 20.000 emplois. Le poids économique du secteur est très important. Lorsque le confinement a été décidé en mars dernier, peu avant les vacances de Pâques, avec la fermeture notamment des restaurants, des attractions et des hébergements, ça a été un peu la douche froide. On a voulu rebondir vraiment très vite. Au sein des services provinciaux, nous avons une cellule accompagnement qui vise à aider et à professionnaliser le secteur. Elle a été mise à profit directement. Dès le mois de mars, nous avons souhaité valoriser sur notre site internet les restaurants qui proposaient un service traiteur. Nous avons aussi ouvert une rubrique destinée aux professionnels avec une foire aux questions, afin de répondre à toutes les interrogations concernant la crise Covid. On a ouvert une page Facebook dédiée aux professionnels pour l’échange de bonnes pratiques. »
LE PASS TOURISTIQUE POUR UN MÉNAGE SUR CINQ.- La campagne « Je consomme à deux pas de chez moi », que la Province a lancée cet été en collaboration avec Idélux, a été déclinée au niveau touristique. Nous avons créé le Pass touristique avec 50 attractions de la province qui étaient partenaires. Elles octroyaient des réductions à chaque ménage de la province. En contrepartie, nous avons réalisé des spots vidéos de chaque attraction pour qu’elles puissent profiter d’une visibilité en ligne sur les réseaux sociaux et en télé locale. Nous avons distribué 13.500 pass ! On a touché près d’un ménage sur cinq de la province de Luxembourg. C’est colossal ! Le site internet réalisé spécialement pour l’opération a répertorié plus de 30.000 visites. On peut dire que l’opération a marché. »
BOOSTER LA PRÉSENCE DES HÉBERGEMENTS SUR LE WEB.- « Cet été, 4 touristes sur 5 étaient Belges. C’est une augmentation d’environ 20 % par rapport à l’an passé. Une amélioration est à apporter chez nous au niveau du web. La majorité des vacanciers réservent leurs nuitées via internet, mais nous nous sommes aperçus qu’au niveau des gîtes et autres hébergements de terroir, 75 % d’entre eux ne disposaient pas d’une visibilité suffisante en ligne. On a donc souhaité les aider à mieux se vendre en ligne. Cela leur permettrait aussi de ne pas recourir à des plates-formes avec le paiement de commissions qui peuvent grever leurs recettes. Nous mettons en place une aide de 120 euros pour chaque gîte, soit environ 1.000 hébergements dans notre province en ce compris les chambres d’hôtes. Cette aide financière pourra servir à développer des outils pour améliorer leur visibilité en ligne par la création d’un site internet, des campagnes sponsorisées sur les réseaux sociaux ou le développement d’outils pour l’envoi de newsletters. Cela pourra aussi servir à payer l’abonnement à l’Outil régional de commercialisation, l’ORC, qui permet de se vendre en ligne de manière optimale. Nos agents provinciaux se rendront sur place dans les hébergements pour avoir un premier audit sur les besoins et pouvoir conseiller sur les outils les plus adéquats »
VALORISER LE CAPITAL NATURE ET LE TOURISME À DIMENSION HUMAINE.- « Déjà avant la crise Covid, on se rendait compte que le capital nature, nos grands espaces boisés, ce ressourcement que la province octroie aux touristes qui viennent chez nous,  étaient à mettre en avant dans notre stratégie. Ici, on a constaté que c’était encore plus parlant. Ce sera encore à mettre davantage en évidence, tout comme le tourisme à dimension humaine qui nous caractérise. Nous avons à valoriser nos petites structures et ce lien social fort qui sont un atout. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>« Le succès du Pass touristisque est colossal ! »</b>

<p><b>La province de Luxembourg est une terre de repos, de nature, d’évasion. Marie-Eve Hannard est députée provinciale et elle a notamment en charge le tourisme. Il y a eu beaucoup de monde cet été dans nos forêts, dans nos restaurants, dans les gîtes… Cela a-t-il sauvé la saison des acteurs touristiques ? Invitée de « 7 entre nous », Marie-Eve Hannard tire le bilan de cet été à l’ère Covid-19 et ouvre des perspectives pour l’avenir. Extraits de l’émission de 7FM.</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>REBONDIR TRÈS VITE.-</b> « La province de Luxembourg totalise environ 2,5 millions de nuitées par an, soit un tiers des nuitées en Wallonie. Cela procure environ 20.000 emplois. Le poids économique du secteur est très important. Lorsque le confinement a été décidé en mars dernier, peu avant les vacances de Pâques, avec la fermeture notamment des restaurants, des attractions et des hébergements, ça a été un peu la douche froide. On a voulu rebondir vraiment très vite. Au sein des services provinciaux, nous avons une cellule accompagnement qui vise à aider et à professionnaliser le secteur. Elle a été mise à profit directement. Dès le mois de mars, nous avons souhaité valoriser sur notre site internet les restaurants qui proposaient un service traiteur. Nous avons aussi ouvert une rubrique destinée aux professionnels avec une foire aux questions, afin de répondre à toutes les interrogations concernant la crise Covid. On a ouvert une page Facebook dédiée aux professionnels pour l’échange de bonnes pratiques. »</p>
<p><b>LE PASS TOURISTIQUE POUR UN MÉNAGE SUR CINQ.-</b> La campagne « Je consomme à deux pas de chez moi », que la Province a lancée cet été en collaboration avec Idélux, a été déclinée au niveau touristique. Nous avons créé le Pass touristique avec 50 attractions de la province qui étaient partenaires. Elles octroyaient des réductions à chaque ménage de la province. En contrepartie, nous avons réalisé des spots vidéos de chaque attraction pour qu’elles puissent profiter d’une visibilité en ligne sur les réseaux sociaux et en télé locale. Nous avons distribué 13.500 pass ! On a touché près d’un ménage sur cinq de la province de Luxembourg. C’est colossal ! Le site internet réalisé spécialement pour l’opération a répertorié plus de 30.000 visites. On peut dire que l’opération a marché. »</p>
<p><b>BOOSTER LA PRÉSENCE DES HÉBERGEMENTS SUR LE WEB.- </b>« Cet été, 4 touristes sur 5 étaient Belges. C’est une augmentation d’environ 20 % par rapport à l’an passé. Une amélioration est à apporter chez nous au niveau du web. La majorité des vacanciers réservent leurs nuitées via internet, mais nous nous sommes aperçus qu’au niveau des gîtes et autres hébergements de terroir, 75 % d’entre eux ne disposaient pas d’une visibilité suffisante en ligne. On a donc souhaité les aider à mieux se vendre en ligne. Cela leur permettrait aussi de ne pas recourir à des plates-formes avec le paiement de commissions qui peuvent grever leurs recettes. Nous mettons en place une aide de 120 euros pour chaque gîte, soit environ 1.000 hébergements dans notre province en ce compris les chambres d’hôtes. Cette aide financière pourra servir à développer des outils pour améliorer leur visibilité en ligne par la création d’un site internet, des campagnes sponsorisées sur les réseaux sociaux ou le développement d’outils pour l’envoi de newsletters. Cela pourra aussi servir à payer l’abonnement à l’Outil régional de commercialisation, l’ORC, qui permet de se vendre en ligne de manière optimale. Nos agents provinciaux se rendront sur place dans les hébergements pour avoir un premier audit sur les besoins et pouvoir conseiller sur les outils les plus adéquats »</p>
<p><b>VALORISER LE CAPITAL NATURE ET LE TOURISME À DIMENSION HUMAINE.-</b> « Déjà avant la crise Covid, on se rendait compte que le capital nature, nos grands espaces boisés, ce ressourcement que la province octroie aux touristes qui viennent chez nous,  étaient à mettre en avant dans notre stratégie. Ici, on a constaté que c’était encore plus parlant. Ce sera encore à mettre davantage en évidence, tout comme le tourisme à dimension humaine qui nous caractérise. Nous avons à valoriser nos petites structures et ce lien social fort qui sont un atout. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 28 Sep 2020 07:56:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>7 ENTRE NOUS - Yangi</title>
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      <description>YANGI dans « 7 entre nous » :

«  Le clip avec mon fils Aaron représente le partage d’amour  »

Depuis un an, Kevin Yangara - Yangi de son nom de DJ - vient de vivre des événements très contrastés. Des jours difficiles, car il a traversé des moments pénibles au niveau de sa santé. Mais aussi de grandes satisfactions car dans cette traversée des épreuves, Yangi a été très entouré. Cet amour de sa famille, de ses amis, il a voulu le partager en musique. « Share the love », son dernier single et son dernier clip, cartonnent : plus de 30.000 vues sur Youtube et dans le top 3 de Itunes lors de la sortie ! Voici quelques morceaux choisis, extraits de notre rencontre avec Yangi dans l’émission « 7 entre nous ».
SES ORIGINES CONGOLAISES.- « Je garde un lien fort avec le Congo. Mes parents sont vraiment de souche congolaise. Je suis allé au Congo trois fois dans ma vie. La dernière fois, j’avais 12 ans. J’ai été très dépaysé car, ayant grandi ici, j’ai pu voir toutes les facilités que l’on a chez nous. Avec l’âge, j’aimerais emmener mes enfants là-bas pour qu’ils sachent d’où ils viennent. Retourner aux racines, ça peut paraître bête comme phrase, mais je ressens le besoin d’y retourner ».
SON ENFANCE À MARCHE.- « Yangi enfant, c’est un petit garçon qui a grandi avec cinq grandes sœurs, puis un petit frère qui est arrivé quand j’avais déjà 8 ans. Grandir avec des filles, on est forcément un peu chouchouté. Mes deux parents étaient aussi exceptionnels. Mon papa travaillait beaucoup, ma maman s’occupait beaucoup de nous. J’ai toujours rêvé d’être sur scène, ou du moins d’avoir un public. Mon rêve d’enfant était de devenir un footballeur professionnel. A vingt ans, ça commençait à bien marcher comme DJ. J’ai alors dû faire le choix, entre jouer au foot à un niveau supérieur ou rester à un niveau provincial et continuer à exercer ma passion musicale.»

 « Que mes enfants me voient jouer au foot »

UNE INTÉGRATION EN TOUTE SIMPLICITÉ.- « Le petit Yangi, c’était le seul petit black de l’école. J’ai toujours été un petit comique, comme si j’avais peut-être besoin de faire rire. J’ai donc toujours été à l’aise avec mes camarades. L’intégration a été assez simple. Mes sœurs et moi, on fait partie des premières générations qui sont intégrées en Europe. Je n’ai que des bons souvenirs. »
UNE FAMILLE DE FOOTBALLEURS.- « Depuis tout petit, le foot m’a apporté beaucoup de satisfactions. Enfant, j’étais toujours avec un ballon. J’ai grandi dans une famille de footballeurs, avec mon papa qui était lui-même un grand footballeur, ce qui l’a amené en Europe. A la maison, on mangeait foot, on dormait foot. Mon plus beau souvenir, c’est peut-être ma première titularisation. Je jouais à Rochefort, j’avais 16 ans et j’avais énormément de stress et de pression. On gagne 3-0, et je marque deux goals ! Des débuts rêvés en tant que titulaire en équipe première. »
UN EXEMPLE POUR SES ENFANTS.- « Pour l’instant, je suis T2 dans l’équipe B de Melreux. C’est une autre expérience. On essaie d’amener aux jeunes tout ce qu’on a appris. On reste soudé au groupe même si on peut moins toucher le ballon. J’ai mes deux garçons qui suivent, et j’aimerais qu’ils voient leur papa jouer au foot.».
EN ATTENTE D’UNE GREFFE.- « Fin août 2019, on a diagnostiqué que mes reins ne fonctionnaient plus. Le seul moyen pour moi, en attendant une greffe, c’est de subir des dialyses. Mon entourage, par sa présence très forte, a minimisé la gravité de la maladie. Dans les hôpitaux où j’ai dû aller assez souvent, j’ai rencontré des gens que je n’aurais jamais rencontrés dans la vie normale. Certaines personnes ne voient pas le soleil, n’ont pas la possibilité de sortir n’ont pas de famille. Moi, je ne pouvais pas me plaindre, je ne pouvais pas baisser les bras, tellement j’étais entouré de ma famille, de mes amis, des gens qui me suivent. » 

 « Aaron est comme dans le clip, toujours souriant »

UN SINGLE POUR UN MESSAGE POSITIF.- « Share the love est un titre symbolique pour plusieurs raisons. Je voulais passer un message positif par rapport à ce qui m’est arrivé. Pour le mettre en images, j’ai mon fils qui m’a apporté énormément d’amour. Et c’est un morceau où tout colle de A à Z, avec une belle collaboration avec l’artiste Zacharie ».
LE CLIP AVEC AARON.- « Tourner le clip avec mon fils Aaron a été une évidence parce qu’il représente ce partage d’amour envers autrui. C’est une valeur que je souhaite inculquer à mes enfants. Aaron est dans la vie comme on le voit dans le clip, très souriant. Le clip, avec Aaron qui va distribuer des cœurs en carton aux passant, cela a été beaucoup d’improvisation. A ma grande surprise, on a eu beaucoup de refus. Je dois avouer que mon petit cœur de papa souffrait, mais je ne voulais pas le montrer à mon fils. Quand on lui refusait, il partait vers d’autres gens avec toujours le même sourire ! »
UN ALBUM TRÈS INTERNATIONAL.- « L’album est quasiment fini. Avec mon équipe, on discute en ce moment avec des maisons de disques, par exemple avec les gens qui ont produit Stromae et qui nous donnent des conseils. Avec la situation que l’on vit maintenant, il faut voir aussi le bon moment pour sortir l’album, et dans quel ordre sortir les morceaux. Ce sera un album très international, avec des artistes qui viennent notamment du Mexique, du Canada, des Etats-Unis, des Philippines, mais aussi de Bruxelles. »
 

« 7 entre nous » avec Yangi sera rediffusée le samedi 26 septembre à 12h.
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>YANGI dans « 7 entre nous » :</b></p>

<p><b>«  Le clip avec mon fils Aaron représente le partage d’amour  »</b></p>

<p><b>Depuis un an, Kevin Yangara - Yangi de son nom de DJ - vient de vivre des événements très contrastés. Des jours difficiles, car il a traversé des moments pénibles au niveau de sa santé. <br />Mais aussi de grandes satisfactions car dans cette traversée des épreuves, Yangi a été très entouré. Cet amour de sa famille, de ses amis, il a voulu le partager en musique. « Share the love », son dernier single et son dernier clip, cartonnent : plus de 30.000 vues sur Youtube et dans le top 3 de Itunes lors de la sortie ! Voici quelques morceaux choisis, extraits de notre rencontre avec Yangi dans l’émission « 7 entre nous ».</b></p>
<p><b>SES ORIGINES CONGOLAISES.- </b>« Je garde un lien fort avec le Congo. Mes parents sont vraiment de souche congolaise. Je suis allé au Congo trois fois dans ma vie. La dernière fois, j’avais 12 ans. J’ai été très dépaysé car, ayant grandi ici, j’ai pu voir toutes les facilités que l’on a chez nous. Avec l’âge, j’aimerais emmener mes enfants là-bas pour qu’ils sachent d’où ils viennent. Retourner aux racines, ça peut paraître bête comme phrase, mais je ressens le besoin d’y retourner ».</p>
<p><b>SON ENFANCE À MARCHE.-</b> « Yangi enfant, c’est un petit garçon qui a grandi avec cinq grandes sœurs, puis un petit frère qui est arrivé quand j’avais déjà 8 ans. Grandir avec des filles, on est forcément un peu chouchouté. Mes deux parents étaient aussi exceptionnels. Mon papa travaillait beaucoup, ma maman s’occupait beaucoup de nous. J’ai toujours rêvé d’être sur scène, ou du moins d’avoir un public. Mon rêve d’enfant était de devenir un footballeur professionnel. A vingt ans, ça commençait à bien marcher comme DJ. J’ai alors dû faire le choix, entre jouer au foot à un niveau supérieur ou rester à un niveau provincial et continuer à exercer ma passion musicale.»</p>

<p><b> « Que mes enfants me voient jouer au foot »</b></p>

<p><b>UNE INTÉGRATION EN TOUTE SIMPLICITÉ.-</b> « Le petit Yangi, c’était le seul petit black de l’école. J’ai toujours été un petit comique, comme si j’avais peut-être besoin de faire rire. J’ai donc toujours été à l’aise avec mes camarades. L’intégration a été assez simple. Mes sœurs et moi, on fait partie des premières générations qui sont intégrées en Europe. Je n’ai que des bons souvenirs. »</p>
<p><b>UNE FAMILLE DE FOOTBALLEURS.-</b> « Depuis tout petit, le foot m’a apporté beaucoup de satisfactions. Enfant, j’étais toujours avec un ballon. J’ai grandi dans une famille de footballeurs, avec mon papa qui était lui-même un grand footballeur, ce qui l’a amené en Europe. A la maison, on mangeait foot, on dormait foot. Mon plus beau souvenir, c’est peut-être ma première titularisation. Je jouais à Rochefort, j’avais 16 ans et j’avais énormément de stress et de pression. On gagne 3-0, et je marque deux goals ! Des débuts rêvés en tant que titulaire en équipe première. »</p>
<p><b>UN EXEMPLE POUR SES ENFANTS.-</b> « Pour l’instant, je suis T2 dans l’équipe B de Melreux. C’est une autre expérience. On essaie d’amener aux jeunes tout ce qu’on a appris. On reste soudé au groupe même si on peut moins toucher le ballon. J’ai mes deux garçons qui suivent, et j’aimerais qu’ils voient leur papa jouer au foot.».</p>
<p><b>EN ATTENTE D’UNE GREFFE.-</b> « Fin août 2019, on a diagnostiqué que mes reins ne fonctionnaient plus. Le seul moyen pour moi, en attendant une greffe, c’est de subir des dialyses. Mon entourage, par sa présence très forte, a minimisé la gravité de la maladie. Dans les hôpitaux où j’ai dû aller assez souvent, j’ai rencontré des gens que je n’aurais jamais rencontrés dans la vie normale. Certaines personnes ne voient pas le soleil, n’ont pas la possibilité de sortir n’ont pas de famille. Moi, je ne pouvais pas me plaindre, je ne pouvais pas baisser les bras, tellement j’étais entouré de ma famille, de mes amis, des gens qui me suivent. » </p>

<p><b> « Aaron est comme dans le clip, toujours souriant »</b></p>

<p><b>UN SINGLE POUR UN MESSAGE POSITIF.-</b> « Share the love est un titre symbolique pour plusieurs raisons. Je voulais passer un message positif par rapport à ce qui m’est arrivé. Pour le mettre en images, j’ai mon fils qui m’a apporté énormément d’amour. Et c’est un morceau où tout colle de A à Z, avec une belle collaboration avec l’artiste Zacharie ».</p>
<p><b>LE CLIP AVEC AARON.-</b> « Tourner le clip avec mon fils Aaron a été une évidence parce qu’il représente ce partage d’amour envers autrui. C’est une valeur que je souhaite inculquer à mes enfants. Aaron est dans la vie comme on le voit dans le clip, très souriant. Le clip, avec Aaron qui va distribuer des cœurs en carton aux passant, cela a été beaucoup d’improvisation. A ma grande surprise, on a eu beaucoup de refus. Je dois avouer que mon petit cœur de papa souffrait, mais je ne voulais pas le montrer à mon fils. Quand on lui refusait, il partait vers d’autres gens avec toujours le même sourire ! »</p>
<p><b>UN ALBUM TRÈS INTERNATIONAL.-</b> « L’album est quasiment fini. Avec mon équipe, on discute en ce moment avec des maisons de disques, par exemple avec les gens qui ont produit Stromae et qui nous donnent des conseils. Avec la situation que l’on vit maintenant, il faut voir aussi le bon moment pour sortir l’album, et dans quel ordre sortir les morceaux. Ce sera un album très international, avec des artistes qui viennent notamment du Mexique, du Canada, des Etats-Unis, des Philippines, mais aussi de Bruxelles. »</p>
<p> </p>
<ul>
<li><b>« 7 entre nous » avec Yangi sera rediffusée le samedi 26 septembre à 12h.</b></li>
</ul>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 23 Sep 2020 06:07:00 +0000</pubDate>
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      <title>7 ENTRE NOUS - Guy Gilloteaux</title>
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      <description>Guy GILLOTEAUX dans « 7 entre nous » :
« Je ne regarde plus la lune de la même manière »
L’été 2020 restera comme le premier placé sous l’influence directe du coronavirus. Quelles leçons en tirer, plus spécialement au niveau touristique ? Le bourgmestre de La Roche-en Ardenne, Guy Gilloteaux, était le premier invité de la nouvelle émission « 7 entre nous » sur 7 FM. Voici quelques morceaux choisis dans ce qu’il dit de ces six derniers mois exceptionnels à plus d’un titre.

ATTEINT PAR LE CORONAVIRUS.- « Dès le 15 mars, j’ai su que j’étais touché par le Covid. Mon épouse aussi été atteinte. Nous avons vécu une période de trois semaines d’inquiétude, d’incertitude… Depuis, je ne regarde plus la lune de même manière. (…) Comme d’autres bourgmestres qui ont aussi été atteints par le virus, cela m’a amené à des prendre des mesures plus rapidement. La dernière mesure que nous avons prise en juillet était d’imposer le masque sur 16 hectares du centre-ville, et nous avons été suivis par la suite ».

L’ANGOISSE ET L’APAISEMENT.- « Pendant la période du confinement, on entendait le calme, on avait presque l’impression d’entendre le soleil. J’ai réentendu le coucou que je n’entendais plus depuis des années. Ce fut une période d’angoisse mais aussi une forme d’apaisement ».

EN MAI, UN RODÉO.- « En mai, l’arrivée des motards en masse, ce fut un rodéo. Le tourisme d’un jour n’était pas autorisé, il n’y avait pas de structures d’accueil, et voilà des milliers de motards qui sont passés par La Roche avec des arrêts bien compréhensifs sur la place du Bronze. Cela n’aura de cesse de se répéter à trois ou quatre avalanches successives. Le mercredi veille de l’Ascension, on annonce la possibilité de revenir dans les caravanes résidentielles immédiatement alors que ni les exploitants de camping ni les bourgmestres ne sont au courant. Comment faire face à de tels chocs ? »

LA POPULATION ROCHOISE PRÉSERVÉE.- « A La Roche, nous avons été relativement préservés du Covid : 20 à 25 personnes atteintes officiellement depuis le début de l’épidémie. Les mesures prises ont permis à la population de se protéger par rapport à la fréquentation touristique ».

COMME DANS LES ANNÉES ’70.- « Cet été 2020, nous l’avons vécu comme un retour dans le passé. Dans les années ’70, beaucoup de personnes ne partaient pas en Espagne, en France ou même plus loin. Nous avons retrouvé un tel monde, mais avec des niveaux de tolérance différents. Nous avons eu quelques chocs de fréquentation, comme la plage de Maboge, le lac du barrage de Nisramont ou le centre-ville. On avait pris les mesures très rapidement concernant le port du masque. Certaines personnes m’ont cependant dit être venues à La Roche et être reparties parce qu’il y avait trop de monde ».

LES MOYENS POLICIERS N’ONT PAS ÉTÉ RENFORCÉS.- « Au mois de juillet, nous avons eu énormément de monde. 25.000, 30.000 personnes par jour ? On ne sait pas exactement. Ce que j’ai alors demandé au ministre de l’Intérieur, c’est que si les moutons se déplacent d’une capitale vers les alpages, vers l’Ardenne, que les bergers, les policiers, suivent. Nous sommes une commune de 4.200 habitants et nous avons les moyens policiers pour une commune de 4.200 habitants. Quand on se retrouve avec 30.000 ou 40.000 personnes, ces moyens-là ne sont plus suffisants. Et non, je n’ai pas vu arriver les moyens demandés ».


« 7 entre nous » avec Guy Gilloteaux est rediffusée ce dimanche 13 septembre à 12h et le samedi 19 septembre à 12h.

 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<b>Guy GILLOTEAUX dans « 7 entre nous » :</b>
<p><b>« Je ne regarde plus la lune de la même manière »</b></p>
<p><b><span>L’été 2020 restera comme le premier placé sous l’influence directe du coronavirus. Quelles leçons en tirer, plus spécialement au niveau touristique ? Le bourgmestre de La Roche-en Ardenne, Guy Gilloteaux, était le premier invité de la nouvelle émission « 7 entre nous » sur 7 FM. Voici quelques morceaux choisis dans ce qu’il dit de ces six derniers mois exceptionnels à plus d’un titre.</span></b></p>

<p><b><span>ATTEINT PAR LE CORONAVIRUS.- </span></b><span>« Dès le 15 mars, j’ai su que j’étais touché par le Covid. Mon épouse aussi été atteinte. Nous avons vécu une période de trois semaines d’inquiétude, d’incertitude… Depuis, je ne regarde plus la lune de même manière. (…) Comme d’autres bourgmestres qui ont aussi été atteints par le virus, cela m’a amené à des prendre des mesures plus rapidement. La dernière mesure que nous avons prise en juillet était d’imposer le masque sur 16 hectares du centre-ville, et nous avons été suivis par la suite ».</span></p>

<p><b><span>L’ANGOISSE ET L’APAISEMENT.-</span></b><span> « Pendant la période du confinement, on entendait le calme, on avait presque l’impression d’entendre le soleil. J’ai réentendu le coucou que je n’entendais plus depuis des années. Ce fut une période d’angoisse mais aussi une forme d’apaisement ».</span></p>

<p><b><span>EN MAI, UN RODÉO.-</span></b><span> « En mai, l’arrivée des motards en masse, ce fut un rodéo. Le tourisme d’un jour n’était pas autorisé, il n’y avait pas de structures d’accueil, et voilà des milliers de motards qui sont passés par La Roche avec des arrêts bien compréhensifs sur la place du Bronze. Cela n’aura de cesse de se répéter à trois ou quatre avalanches successives. <br />Le mercredi veille de l’Ascension, on annonce la possibilité de revenir dans les caravanes résidentielles immédiatement alors que ni les exploitants de camping ni les bourgmestres ne sont au courant. Comment faire face à de tels chocs ? »</span></p>

<p><b><span>LA POPULATION ROCHOISE PRÉSERVÉE.-</span></b><span> « A La Roche, nous avons été relativement préservés du Covid : 20 à 25 personnes atteintes officiellement depuis le début de l’épidémie. Les mesures prises ont permis à la population de se protéger par rapport à la fréquentation touristique ».</span></p>

<p><b><span>COMME DANS LES ANNÉES ’70.-</span></b><span> « Cet été 2020, nous l’avons vécu comme un retour dans le passé. Dans les années ’70, beaucoup de personnes ne partaient pas en Espagne, en France ou même plus loin. Nous avons retrouvé un tel monde, mais avec des niveaux de tolérance différents. Nous avons eu quelques chocs de fréquentation, comme la plage de Maboge, le lac du barrage de Nisramont ou le centre-ville. On avait pris les mesures très rapidement concernant le port du masque. Certaines personnes m’ont cependant dit être venues à La Roche et être reparties parce qu’il y avait trop de monde ».</span></p>

<p><b><span>LES MOYENS POLICIERS N’ONT PAS ÉTÉ RENFORCÉS.-</span></b><span> « Au mois de juillet, nous avons eu énormément de monde. 25.000, 30.000 personnes par jour ? On ne sait pas exactement. Ce que j’ai alors demandé au ministre de l’Intérieur, c’est que si les moutons se déplacent d’une capitale vers les alpages, vers l’Ardenne, que les bergers, les policiers, suivent. Nous sommes une commune de 4.200 habitants et nous avons les moyens policiers pour une commune de 4.200 habitants. Quand on se retrouve avec 30.000 ou 40.000 personnes, ces moyens-là ne sont plus suffisants. Et non, je n’ai pas vu arriver les moyens demandés ».</span></p>

<ul>
<li><b><span>« 7 entre nous » avec Guy Gilloteaux est rediffusée ce dimanche 13 septembre à 12h et le samedi 19 septembre à 12h.</span></b></li>
</ul>
<p><span> </span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 15 Sep 2020 15:21:00 +0000</pubDate>
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