YANGI dans « 7 entre nous » :
« Le clip avec mon fils Aaron représente le partage d’amour »
Depuis un an, Kevin Yangara - Yangi de son nom de DJ - vient de vivre des événements très contrastés. Des jours difficiles, car il a traversé des moments pénibles au niveau de sa santé. Mais aussi de grandes satisfactions car dans cette traversée des épreuves, Yangi a été très entouré. Cet amour de sa famille, de ses amis, il a voulu le partager en musique. « Share the love », son dernier single et son dernier clip, cartonnent : plus de 30.000 vues sur Youtube et dans le top 3 de Itunes lors de la sortie ! Voici quelques morceaux choisis, extraits de notre rencontre avec Yangi dans l’émission « 7 entre nous ».
SES ORIGINES CONGOLAISES.- « Je garde un lien fort avec le Congo. Mes parents sont vraiment de souche congolaise. Je suis allé au Congo trois fois dans ma vie. La dernière fois, j’avais 12 ans. J’ai été très dépaysé car, ayant grandi ici, j’ai pu voir toutes les facilités que l’on a chez nous. Avec l’âge, j’aimerais emmener mes enfants là-bas pour qu’ils sachent d’où ils viennent. Retourner aux racines, ça peut paraître bête comme phrase, mais je ressens le besoin d’y retourner ».
SON ENFANCE À MARCHE.- « Yangi enfant, c’est un petit garçon qui a grandi avec cinq grandes sœurs, puis un petit frère qui est arrivé quand j’avais déjà 8 ans. Grandir avec des filles, on est forcément un peu chouchouté. Mes deux parents étaient aussi exceptionnels. Mon papa travaillait beaucoup, ma maman s’occupait beaucoup de nous. J’ai toujours rêvé d’être sur scène, ou du moins d’avoir un public. Mon rêve d’enfant était de devenir un footballeur professionnel. A vingt ans, ça commençait à bien marcher comme DJ. J’ai alors dû faire le choix, entre jouer au foot à un niveau supérieur ou rester à un niveau provincial et continuer à exercer ma passion musicale.»
« Que mes enfants me voient jouer au foot »
UNE INTÉGRATION EN TOUTE SIMPLICITÉ.- « Le petit Yangi, c’était le seul petit black de l’école. J’ai toujours été un petit comique, comme si j’avais peut-être besoin de faire rire. J’ai donc toujours été à l’aise avec mes camarades. L’intégration a été assez simple. Mes sœurs et moi, on fait partie des premières générations qui sont intégrées en Europe. Je n’ai que des bons souvenirs. »
UNE FAMILLE DE FOOTBALLEURS.- « Depuis tout petit, le foot m’a apporté beaucoup de satisfactions. Enfant, j’étais toujours avec un ballon. J’ai grandi dans une famille de footballeurs, avec mon papa qui était lui-même un grand footballeur, ce qui l’a amené en Europe. A la maison, on mangeait foot, on dormait foot. Mon plus beau souvenir, c’est peut-être ma première titularisation. Je jouais à Rochefort, j’avais 16 ans et j’avais énormément de stress et de pression. On gagne 3-0, et je marque deux goals ! Des débuts rêvés en tant que titulaire en équipe première. »
UN EXEMPLE POUR SES ENFANTS.- « Pour l’instant, je suis T2 dans l’équipe B de Melreux. C’est une autre expérience. On essaie d’amener aux jeunes tout ce qu’on a appris. On reste soudé au groupe même si on peut moins toucher le ballon. J’ai mes deux garçons qui suivent, et j’aimerais qu’ils voient leur papa jouer au foot.».
EN ATTENTE D’UNE GREFFE.- « Fin août 2019, on a diagnostiqué que mes reins ne fonctionnaient plus. Le seul moyen pour moi, en attendant une greffe, c’est de subir des dialyses. Mon entourage, par sa présence très forte, a minimisé la gravité de la maladie. Dans les hôpitaux où j’ai dû aller assez souvent, j’ai rencontré des gens que je n’aurais jamais rencontrés dans la vie normale. Certaines personnes ne voient pas le soleil, n’ont pas la possibilité de sortir n’ont pas de famille. Moi, je ne pouvais pas me plaindre, je ne pouvais pas baisser les bras, tellement j’étais entouré de ma famille, de mes amis, des gens qui me suivent. »
« Aaron est comme dans le clip, toujours souriant »
UN SINGLE POUR UN MESSAGE POSITIF.- « Share the love est un titre symbolique pour plusieurs raisons. Je voulais passer un message positif par rapport à ce qui m’est arrivé. Pour le mettre en images, j’ai mon fils qui m’a apporté énormément d’amour. Et c’est un morceau où tout colle de A à Z, avec une belle collaboration avec l’artiste Zacharie ».
LE CLIP AVEC AARON.- « Tourner le clip avec mon fils Aaron a été une évidence parce qu’il représente ce partage d’amour envers autrui. C’est une valeur que je souhaite inculquer à mes enfants. Aaron est dans la vie comme on le voit dans le clip, très souriant. Le clip, avec Aaron qui va distribuer des cœurs en carton aux passant, cela a été beaucoup d’improvisation. A ma grande surprise, on a eu beaucoup de refus. Je dois avouer que mon petit cœur de papa souffrait, mais je ne voulais pas le montrer à mon fils. Quand on lui refusait, il partait vers d’autres gens avec toujours le même sourire ! »
UN ALBUM TRÈS INTERNATIONAL.- « L’album est quasiment fini. Avec mon équipe, on discute en ce moment avec des maisons de disques, par exemple avec les gens qui ont produit Stromae et qui nous donnent des conseils. Avec la situation que l’on vit maintenant, il faut voir aussi le bon moment pour sortir l’album, et dans quel ordre sortir les morceaux. Ce sera un album très international, avec des artistes qui viennent notamment du Mexique, du Canada, des Etats-Unis, des Philippines, mais aussi de Bruxelles. »