La bourgmestre Laurence Crucifix a expliqué dans les colonnes de Sudpresse vouloir adopter une approche différente des autres communes de la province. Dans les communes comme Marche, Arlon, Bastogne ou encore Martelange, des aides financières fixes et arbitraires ont été données. Libramont a misé sur une politique d’équité plutôt qu’une d’égalité. La commune veut soutenir son économie locale de manière durable.
Ainsi, Libramont était la deuxième commune de Belgique à avoir lancé des chèques de soutien aux commerçants. À ce jour, 1400 chèques pour un montant total de près de 40 000€ ont été commandés. La bourgmestre souhaite « encourager les Libramontois à acheter dans la commune dès le confinement terminé plutôt que d’être tenté d’aller dépenser dans d’autres villes. »
Donner des primes de tel ou tel montant n’aurait pas été aussi juste car chaque commerce et indépendant a été impacté différemment par la crise. Dès lors, il n’est pas facile d’arbitrer les décisions concernant les primes. Qui plus est, ici, ce sont les citoyens qui décident où dépenser leur argent.
Au niveau de la dynamique durable choisie par le collège communal libramontois, il y a la volonté de créer plusieurs actions sur les années à venir.
Parmi les idées, on peut citer le fait de rassembler des commerçants autour d’ateliers ludiques et participatifs pour construire ensemble la dynamique commerciale de Libramont. Il y aura également la création du label « Commerces de proximité » et des chèques-commerces qui seront distribués auprès des commerces adhérents. On citera encore la mise en place de primes Creashop pour l’installation des nouveaux commerces.